VIDÉO – Les députés de l’opposition pestent contre l’absence de Claude Bartolone aux #QAG

Publié à 15h49, le 15 décembre 2015 , Modifié à 17h17, le 15 décembre 2015

VIDÉO – Les députés de l’opposition pestent contre l’absence de Claude Bartolone aux #QAG

MAIS T’ES OU ? - Reconduit, par acclamation des députés socialistes, à la présidence de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, bien qu’absent, s’est invité aux questions au gouvernement post-régionales de ce mardi 15 décembre.

Alors que la droite demandait des comptes au titulaire du perchoir, notamment pour ses propos sur "la race blanche" et Valérie Pécresse dans l’entre-deux-tours des régionales en Ile-de-France, ainsi qu’un nouveau vote de l’hémicycle pour la présidence de l’Assemblée, le député de Seine-Saint-Denis a décidé (pour raisons de santé. Voir plus bas) de ne pas présider la traditionnellement mouvementée séance de questions au gouvernement, ce mardi. Cette absence a irrité la droite qui a chahuté l’arrivée de la vice-présidente de l’Assemblée chargée de présider cette séance, Laurence Dumont.

Plusieurs députés LR ont ainsi crié, mi-moqueurs mi-énervés :

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Il est où Bartooooo ?

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Un passage isolé par le Lab :


La polémique Bartolone a continué à irradier l’hémicycle lorsque Claude Goasguen, député LR de Paris, a pris la parole, demandant au Premier ministre Manuel Valls de condamner les propos de Claude Bartolone qui relèvent, selon lui, de "l’incitation à la haine raciale" :

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Nous avons subi deux affronts. Un homme éminent de la République, qui aujourd’hui vient de déserter son bureau, a osé proférer des insultes graves à l’égard d’une candidate. (…) Nous avons cette deuxième insulte de voir que le président de l’Assemblée nationale n’a pas eu le courage, devant l’hémicycle, de venir s’exprimer. (…) Comment monsieur le Premier ministre n’avez-vous pas réagi ?

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"Sortez-vous-mêmes de cette campagne électorale", a ensuite répondu Manuel Valls à l’opposition, préférant "féliciter une nouvelle fois l’attitude des responsables de la gauche" en Paca, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et dans la grande région Est où le retrait des listes socialistes a empêché le FN de remporter ces régions. Et d’ajouter :

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Je veux répéter ma confiance et mon soutien à Claude Bartolone.

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Après quoi l’orateur suivant, le socialiste et ex-ministre Philippe Martin, a insisté sur le fait que, selon lui, "c’est une chance pour l’Assemblée d’avoir un grand président comme Claude Bartolone".

Et alors que tout le monde semblait être passé à autre chose, Gérard Cherpion (LR) en a remis une petite couche pour la route. "Je regrette que vous n'ayez pas répondu à la question de notre collègue Goasguen", persifle-t-il à l’attention de Manuel Valls avant d’évoquer ironiquement la "République exemplaire" chère à François Hollande.

On prédit au président de l’Assemblée un accueil houleux lorsqu’il reviendra siéger au perchoir. 

[Edit 17h15] Congés anticipés

S'il n'était pas présent pour présider cette séance, c'est parce que Claude Bartolone passait des examens de santé, comme le rapporte la journaliste parlementaire du Monde Hélène Bekmezian. Le président de l'Assemblée "prend donc des congés anticipés" et devrait revenir à la reprise de la session parlementaire en janvier.

 

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