Le FN voit "un signe d’espoir" dans le succès du FPÖ, l’extrême droite autrichienne, au premier tour de la présidentielle

Publié à 06h48, le 25 avril 2016 , Modifié à 06h48, le 25 avril 2016

Le FN voit "un signe d’espoir" dans le succès du FPÖ, l’extrême droite autrichienne, au premier tour de la présidentielle
Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Côté socialiste, la sentence est grave. "Le national populisme hante l’Europe", a ainsi réagi Jean-Christophe Cambadélis, patron du PS, en apprenant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Autriche. Car l'extrême droite est arrivée largement en tête, dimanche 24 avril, du premier tour de l'élection présidentielle autrichienne, les partis social-démocrate et conservateur réunis au sein d'une grande coalition depuis 2008 étant pour la première fois éliminés d'entrée.

Si le PS exprime ses craintes, le FN lui jubile. Et y voit inévitablement, à un an de l’élection présidentielle française, pour laquelle Marine Le Pen est donnée en tête des sondages au premier tour, "un signe d’espoir". "Le succès du FPÖ est un nouveau signe d’espoir pour les patriotes en Europe", a tweeté l’eurodéputée FN Sophie Montel. Marine Le Pen, la présidente frontiste, s’est contentée de féliciter ses "amis" du FPÖ "pour ce résultat magnifique". Et d’ajouter :

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Bravo au peuple autrichien !

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Marion Maréchal-Le Pen, députée FN du Vaucluse, a elle aussi vu dans cette victoire de l’extrême droite autrichienne "un formidable espoir" :

Dimanche, le candidat du parti FPÖ, Norbert Hofer, a en effet obtenu 36,4% des voix, réalisant le meilleur résultat de cette formation depuis la guerre à une élection nationale en Autriche. En face, un écologiste, Alexander Van der Bellen, se hisse pour la première fois au second tour avec 20,4% des suffrages, aux dépens d'une candidate indépendante, Irmgard Griss (18,5%). Le candidat social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et le conservateur Andreas Khol (ÖVP) sont éliminés avec 11,2% des voix seulement chacun.

Mi-mars, c’était la percée de l’extrême droite allemande aux élections régionales qui avait suscité les réactions réjouies du Front national.

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