Le gouvernement rêvé de Nicolas Dupont-Aignan

Publié à 10h04, le 10 mai 2013 , Modifié à 10h36, le 10 mai 2013

Le gouvernement rêvé de Nicolas Dupont-Aignan
France Info (capture).

SI J'ÉTAIS PRÉSIDENT - En 2012, Nicolas Dupont-Aignan n'a obtenu qu'1,79% des suffrages lors du premier tour de l'élection présidentielle, mais au cas où, il a déjà son gouvernement en tête. Son critère de recrutement ? Le patriotisme. Ce matin sur France Info, le président de Debout la République dresse alors la liste des personnalités française "NDA compatibles" :

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Je pense à un gouvernement d'union nationale avec Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, et pourquoi pas Monsieur Philippot et Monsieur Delapierre que je voyais à la télévision.

Sur une ligne républicaine, pas celle du Front national, pas celle du Front de gauche.

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Florian Philippot est l'actuel bras droit de Marine Le Pen, critiqué au sein du parti pour ses attaches gaullistes. François Delapierre, proche de Jean-Luc Mélenchon, s'est lui illustré lors de l'affaire des "salopards". Alors, droite, gauche, même combat ? C'est presque ça pour Nicolas Dupont-Aignan :

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Le clivage n'existe plus entre la droite et la gauche. Il est entre ceux qui acceptent la mondialisation et l'union européenne passoire, et ceux qui veulent défendre les intérêts de la patrie et de la nation.

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La journaliste lui fait alors remarquer qu'il reprend Marine Le Pen et son fameux "UMPS". Nicolas Dupont-Aignan ne dément pas. Il abonde même dans son sens :

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François Hollande applique la politique qu'a rêvé de faire l'UMP. Il va encore plus loin dans la rigueur, contreproductive. Le seul avantage de l'UMP c'est qu'ils baissaient les dépenses au lieu d'augmenter les impôts.

Ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui le clivage c'est plus la droite et la gauche, les Français ont tout essayé c'est la même chose. Il faut une politique patriotique.

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Nicolas Dupont-Aignan reprend alors la doxa du Front national. Selon lui, la France doit se défendre des agressions extérieures. Et cela passe par trois points :

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Défendre l'intérêt du pays.

Mettre en oeuvre un protectionnisme économique parce qu'on peut pas lutter contre des esclaves en Chine.

Et contrôler nos frontières.

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Le président de "Debout la République" conclut son théorème en ajoutant qu'il faut "renforcer les lois de la sécurité et de la justice". Une politique qui correspond selon lui à "ce que font les patriotes de tous bords".

Voir la vidéo, à partir de 5'30 :

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