Le mariage Modem/UDI inquiète Nicolas Sarkozy et les sarkozystes de l’UMP

Publié à 17h11, le 03 novembre 2013 , Modifié à 17h21, le 03 novembre 2013

Le mariage Modem/UDI inquiète Nicolas Sarkozy et les sarkozystes de l’UMP
Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Le faire-part est parti, sur Twitter. La recomposition du centre avec le mariage entre l’UDI et le Modem est sur le point d’être actée. Et officialisée. Une union qui ne fait pas que des heureux. Notamment à droite.

Selon le Journal du Dimanche de ce 3 novembre, Nicolas Sarkozy, le premier, voit d’un mauvais œil la recomposition du centre qui pourrait encore attirer certains centristes de l’UMP. Selon le quotidien dominical, l’ancien chef de l’Etat a averti, fin septembre à Nice devant des parlementaires de l’UMP :

Il faut que le centre reste dans la famille. Si les centristes s’en vont, on ne sera pas au second tour en 2017.

Et l’entourage de l’ancien président confirme que cette union entre l’UDI de Jean-Louis Borloo et le Modem de François Bayrou est "un sujet d’inquiétude pour Nicolas Sarkozy".

L’UMP a été créée comme un rempart face au FN. Or le FN est en train de monter, les risques sont plus importants qu’en 2002.

Geoffroy Didier, cofondateur de la Droite forte, ne veut pas croire à une fuite des centristes du parti de Jean-François Copé. Bien au contraire, il y voit une opportunité pour l’UMP.

Ainsi affirme-t-il au JDD, rappelant le vote de François Bayrou pour François Hollande au second tour de la présidentielle de 2012 :

Pour nous, cela sera une occasion formidable de dire aux centristes : "Venez à l’UMP. Sinon vous serez dirigés par quelqu’un qui a voté François Hollande".

Ce réflexe défensif de l’UMP n’émeut pas Yves Jégo. Pour le député de Seine-et-Marne, délégué général de l’UDI, les craintes des sarkozystes sont une bonne chose pour l’UDI et pour la nouvelle famille centriste :

Cela gratouille, cela chatouille. Plus les sarkozystes réagiront, plus ils nous feront monter.

Du rab sur le Lab

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