EDITO - Le vieux facho Jean-Marie Le Pen s’en va, les nouveaux fachos sont là

Publié à 07h31, le 04 mai 2015 , Modifié à 09h26, le 04 mai 2015

EDITO - Le vieux facho Jean-Marie Le Pen s’en va, les nouveaux fachos sont là
Jean-Marie Le Pen à la tribune le 1er mai 2015. © AFP
Image Olivier Duhamel

Olivier Duhamel

Les querelles terminologiques sont toujours vives dans notre pays. Doit-on parler d’"islamo-fascisme" ? De "guerre au terrorisme" ? Le FN est-il d’"extrême-droite" ? Est-il "républicain", ou seulement un parti "dans la République" ?

Pour une fois, ne nous encombrons pas trop de ces débats et soulignons en quoi les fachos sont toujours là, quoique Marine nous dise sur Jean-Marie.

>> Le vieux facho ne renie rien de ses provocations extrémistes. Il nie être fasciste, pour cela seul qu’il ne prône pas la prise du pouvoir par un coup d’État. Mais Hitler et Mussolini sont venus au pouvoir légalement. Et le vieux facho s’en prend toujours aux juifs, glorifie Pétain, nie ou minimise la Shoah, vilipende les homosexuels, les "négresses" et les immigrés.

>> Les nouveaux fachos ne sont pas en reste. Sylvain Chazot a montré dans le Lab de vendredi qu’ils pouvaient crier Marine Présidente et reprendre en même temps les rengaines du vieux facho. Et avec lui, ils partagent obsessions et ennemis. Selon les militants et selon les jours, il s’agit du clandestin, du sans-papier, de l’étranger, de l’immigré, du musulman ou de l’arabe. Toujours du même en fait : de celui qui n’est pas "Français de souche". Il mérite qu’au mieux on le prive de droits sociaux, au pire on le renvoie dans son pays.

Au total, antisémitisme mis à part (puisque les Juifs et les Arabes se battent), rien de neuf sous le soleil noir.

Du rab sur le Lab

PlusPlus