Le député FN Sébastien Chenu se rend compte les Français ne veulent pas sortir de l'euro

Publié à 11h34, le 03 juillet 2017 , Modifié à 14h07, le 03 juillet 2017

Le député FN Sébastien Chenu se rend compte les Français ne veulent pas sortir de l'euro
Sébastien Chenu et Marine Le Pen © DOMINIQUE FAGET / AFP

La crise couve au Front national. La cible est désignée : elle s'appelle Florian Philippot. Depuis la défaite de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle et ses errements en matière d'économie, le numéro 2 du FN est dans le collimateur de ceux qui, à l'extrême droite, considèrent que la sortie de l'euro ne doit pas être la pierre angulaire de la pensée frontiste et qu'il faut revenir aux fondamentaux. En face, on trouve ceux qui, au contraire, estiment que l'immigration n'est pas le sujet principal et primordial.

Ancien transfuge de l'UMP, Sébastien Chenu s'inscrit plus vraisemblablement dans la première catégorie. Invité de L'Opinion ce lundi 3 juillet, le député du Nord jure qu'il n'y pas de problème de ligne au FN. Mais tout de même, il serait bon d'oublier certains sujets. Il dit :

Il faut que l'on se pose les questions. Nous nous sommes aperçus que les Français, visiblement, ne veulent pas changer de monnaie. On a beau leur expliquer… […] Le mettre en avant cela était quelque chose qui ne porte pas ses fruits. Il faut que l'on repense ça parce que nous sommes attachés à la souveraineté.

 

Sébastien Chenu estime ainsi que "lorsqu’une élection est perdue, il faut savoir se remettre en question". "Il faut savoir retourner à sa base, entreprendre des modifications", ajoute-t-il. Et dire que les Français ne veulent pas sortir de l'euro, de ce point de vue, consiste à dire qu'il faut abandonner cette mesure, du moins pour l'instant.

Le nouveau député n'accable pas, pour autant, Florian Philippot, fer de lance des opposants à l'euro au sein du FN. "Ce n’était pas une erreur d’avoir le courage de défendre la souveraineté monétaire. Je ne crois pas que ce soit une erreur d'être courageux", juge-t-il. 

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