Jean-François Copé menace François Hollande d'une grande manifestation

Publié à 17h54, le 28 octobre 2012 , Modifié à 20h53, le 28 octobre 2012

Jean-François Copé menace François Hollande d'une grande manifestation
(RTL)

#MULTIPLEXPOLITIQUE - Au programme de ce dimanche, Jérôme Cahuzac, Laurent Wauquiez, Jean-Luc Mélenchon et Jean-François Copé. Comme tous les dimanches, Le Lab suit les interviews politiques dominicales et vous propose un synthèse au fur et à mesure de la soirée. 

Parmi les phrases à retenir, Jean-François Copé a évoqué une grande manifestation pour contrer les projets de François Hollande. S'il est éluà la tête de l'UMP, le député-maire de Meaux envisage une grande marche "comme en 1984 pour sauver l'école libre", a-t-il affirmé sur RTL. 

>> Jean-François Copé, Le Grand jury, RTL 

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> L'appel. Jean-François Copé lance une menace à François Hollande. S'il est élu à la tête de l'UMP, il pourrait faire un appel à manifestation, "comme en 1984 quand nous avions voulu sauver l'école libre"

Si monsieur Hollande persiste dans l'idée de soumettre à nos assemblées des projets de loi qui viendraient à porter atteinte à l'intérêt supérieur de notre pays, (...) du point de vue économique, ou de la cohésion de notre société, il pourra se trouver que je sois, si je suis élu à la tête de l'UMP, que je propose, comme nous l'avions fait 1984 pour sauver l'école libre, que les Français et les Françaises qui s'indignent se mobilisent dans la rue pour dire qu'il est de choses que nous n'acceptons pas. 

Le sujet de la manifestation n'est pas encore fixé. Mais cela pourrait naitre des textes pour autoriser le mariage aux couples du même sexe ou du droit de vote des étrangers aux élections locales, a laissé entendre le prétendant à la présidence de l'UMP. 

Mais Jean-François Copé a pour modèle le mouvement de 1984, "pour sauver l'école libre". Le 24 juin 1984 avait vu à Paris un grand rassemblement pour lutter contre le projet de loi Savary visant à intégrer en France les écoles privées au service public. Selon les organisations, cette manifestation avait rassemblé deux millions de Français et avait contribué à mettre en échec le gouvernement de l'époque. 

> L'indignation : "Des propos indignes, scandaleux, diffamatoires. C'est extrêmement grave". C'est la réaction de Jean-François Copé face aux mots de Harlem Désir la veille. Le premier secrétaire du Parti socialiste avait lancé à la tribune : "ce n'est pas parce que Jean-François Copé et François Fillon ne s'aiment pas qu'ils doivent empêcher les autres de se marier", référence faites au mariage pour les couples du même sexe que souhaite mettre en place la majorité socialiste. 

> La déception : "Je suis bien triste que monsieur Gallois n'ait pas accepté de nous recevoir", regrette Jean-François Copé. Louis Gallois est chargé par l'exécutif de faire un rapport sur la compétitivité. "Mais j'ai compris pourquoi", croit savoir le secrétaire général de l'UMP, "les propositions que nous faisons c'est les mêmes que les siennes, Louis Gallois reprend le projet de l'UMP, mais il ne peut pas le dire", précise-t-il. 

>> Jérôme Cahuzac, C Politique, France 5 

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> La mise au point : Jérôme Cahuzac, le mal-aimé du gouvernement ? Je ministre délégué au Budget s'en défend. Il y a eu des échanges rudes avec 3 ou 4 ministres, admet-il. 

J'ai eu des divergences assez fortes avec trois ou quatre de mes collègues. Mais j'ai donc réussi à m'entendre avec tous les autres.

> La réponse : Interrogé sur le climat entre le gouvernement et les entrepreneurs, Jérôme Cahuzac revient sur les déclarations du patron de Mitsubishi France. Celui-ci avait traité Arnaud Montebourg "d'abruti mental". Le ministre du Budget écarte ces propos en citant Talleyrand : "tout ce qui est excessif est insignifiant". 

> Le martèlement : 

90 % de l'effort sera assuré par 10 % des des Français les plus aisés.

Jérôme Cahuzac reprend un élément de langage bien encombrant pour la majorité. Neuf français sur dix ne seront pas touchés par les nouvelles hausses d’impôts et de taxes prévues dans le budget 2013. Lancé par Jean-Marc Ayrault et répété en chœur par ses ministres, le calcul s’est pourtant rapidement avéré plus compliqué. Cette fois, Jérôme Cahuzac nuance cependant :

Cela veut effectivement dire qu'une petite partie sera payée par les 10 autres pour cent, avec les exemples que nous avons évoqués tout à l'heure

Le Lab pour explique ici pourquoi cet élément de langage est approximatif

> Le câlin aux patrons : Le ministre du Budget a souligné que la politique du gouvernement en matière de gestion des ressources de l'Etat n'était pas si éloignée de celle des grands patrons qui lui ont réclamé, sous forme d'ultimatum, 60 milliards d'euros d'économies.

"Ils réclament 60 milliards, on en a prévu 50", a-t-il déclaré en observant qu'il n'y avait pas matière "à déclarer la guerre".

>> Laurent Wauquiez, BFM Politique, BFM TV 

On a l'impression que messieurs Hollande et Ayrault sont les spectateurs de la destruction des emplois. 

> L'attaque : Laurent Wauquiez récuse les critiques de la gauche sur les demandes de Nicolas Sarkozy de repousser les plans sociaux dans le secteur automobile. "On devrait s'excuser de se battre pour garder les emplois ?", lance-t-il à Olivier Mazerolle. 

> La contre-attaque : "La vieille droite bourgeoise". C'était l'attaque de Jean-Marc Ayrault la veille devant le congrès du Parti socialiste. Laurent Wauquiez s'indigne de cette expression et estime que le Premier ministre "n'est pas à la hauteur, pas à la taille du costume". 

> La menace : L'ancien ministre a mis en avant un danger qui guette son parti : "l'écartelement". Laurent Wauquiez a estimé que son mouvement pouvait être en danger entre "la pression du FN" et la "reconstitution d'un centre", ajoutant que la solution était incarnée par François Fillon , seul candidat "capable de garder un positionnement équilibré" pour le parti.

>> Jean-Luc Mélenchon, Tous politiques, France Inter 

> La déception : Jean-Luc Mélenchon a blâmé le "sectarisme" du Parti socialiste qui n'a pas convié sa formation à son congrès de Toulouse. "Le parti communiste a été invité, nous n'avons pas été invités, je pense que c'est une marque de sectarisme qui ne grandit pas ceux qui le pratiquent", a déploré le tribun du Parti de gauche. Résultat : il qualifie le Parti socialiste "d'astre mort". 

> L'attaque : Manuel Valls n'est pas la tasse de thé de Jean-Luc Mélenchon, et le dirigeant du Parti de gauche ne s'en cache pas. "Si un homme de gauche trouve ça normal de démanteler des campements de Roms, c'est une honte pure et simple", a-t-il avancé. 

> La défense : Accusé par le Parti socialiste pour son rapprochement avec Hugo Chavez, Jean-Luc Mélenchon estime que c'est en "Amérique du Sud que se passe la vague démocratique". "Ils sont sortis d'une vague libérale aussi violente que celle que nous vivons en Europe". Par ailleurs, il faut le parallèle avec l'ancien dirigeant brésilien : "j'ai la caractéristique d'avoir toujours soutenu Lula, alors que personne ne le recevait à Paris". 

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