Les juppéistes Apparu et Philippe minimisent des tensions entre Juppé et Fillon qui relèvent du passé

Publié à 11h36, le 24 novembre 2016 , Modifié à 11h57, le 24 novembre 2016

Les juppéistes Apparu et Philippe minimisent des tensions entre Juppé et Fillon qui relèvent du passé
Benoist Apparu (à gauche) et Edouard Philippe ont minimisé les tensions. © Montage photos Le Lab via AFP

Plutôt en retrait durant la campagne du premier tour de la primaire de la droite, Alain Juppé est passé à l’offensive dès le lundi 21 novembre. Nettement distancé par François Fillon dimanche 20 novembre, le maire de Bordeaux n’a pas retenu ses coups contre l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant trois jours, l’acmé étant mardi 22 novembre. De l’histoire ancienne toutefois selon les juppéistes, qui minimisent les tensions. C’est ce qu’a dit Benoist Apparu ce jeudi 24 novembre sur RMC :

 

Il y a eu un pic de tension pendant 48 heures, ce n’est pas le premier, il y en a eu d’autres et 48 heures après, hop, tout était terminé. Vous verrez qu’aujourd’hui on va passer à autre chose.

Pour étayer son avis, le porte-parole d’Alain Juppé a évoqué ce "qu’on appelle la théorie de l’escalier". Explications : "Il y en a un qui dit quelque chose, les autres en surajoutent, ça rajoute et puis à un moment ça s’arrête". 

Benoist Apparu a nié toute "agressivité" de la part de son candidat. "Entre offensif et agressif, il y a une gigantesque nuance. On a 80 % d’accords et 20 % de différences. On va évidemment plutôt être sur les 20 % que sur les 80 % ce soir (lors du débat entre les deux candidats organisé par TF1, France 2 et France Inter, ndlr)", a déclaré le député Les Républicains de la Haute-Marne.

C’est aussi ce que pense Edouard Philippe : "Ce soir, on va avoir un débat qui ne sera pas du tout un pugilat, un débat très sein, projet contre projet, différences contre différences et ça me semble une très bonne chose", a déclaré le député et maire LR du Havre sur Radio Classique et Paris Première. Comme Benoist Apparu, Edouard Philippe estime que la passe d’armes entre Alain Juppé et François Fillon relève du passé :

 

Il y a eu une petite tension juste après le premier tour dans les deux jours qui ont suivi, des questions ont été posées. 

Rien de bien méchant, donc, et aucune raison de "jouer les chochottes", comme l’a déclaré le 23 novembre Alain Juppé sur TF1 mercredi 23 novembre. Ce n’est pas vraiment l’avis de 215 parlementaires, notamment des ex-sarkozystes qui ont rallié François Fillon. Dans une tribune publiée ce jeudi dans Le Figaro, ces députés et sénateurs ont déploré les critiques d’Alain Juppé contre François Fillon et ont appelé "à un débat franc mais respectueux des uns et des autres". 

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