Luc Chatel dénonce la "colère feinte" de Manuel Valls à l'Assemblée nationale

Publié à 12h53, le 05 avril 2015 , Modifié à 17h34, le 05 avril 2015

Luc Chatel dénonce la "colère feinte" de Manuel Valls à l'Assemblée nationale
Luc Chatel © Captures d'écran France 3

Ce n'est pas encore devenu un rituel, mais Manuel Valls s'est encore fait remarquer, mercredi 1er avril, en se fâchant tout rouge contre l'UMP. Le Premier ministre n'avait que très moyennement apprécié les critiques de la droite – et notamment de Nicolas Sarkozy – à propos de l'affaire de pédophilie d'un directeur d'école à Villefontaine. Et, lors des questions au gouvernement, il avait laissé parler sa colère.

Une colère qui n'impressionne pas vraiment Luc Chatel. Invité de France 3 ce dimanche 5 avril, le député de Haute-Marne dénonce l'attitude du Premier ministre, qu'il compare à un numéro d'acteur. Il dit :

La réponse du Premier ministre [à la question de la députée UMP Marie-Louise Fort, ndlr] est inadmissible. D'abord, c'est de la colère feinte, c'est de la colère organisée. Il surjoue, le Premier ministre.

 

Et Luc Chatel d'affirmer que Manuel Valls "a préparé sa réponse avant d'entendre la question". Le député UMP n'a pas tout à fait tort : les ministres et le Premier d'entre eux y compris connaissent la plupart du temps les thèmes des questions venant de l’opposition avant qu'elles ne soient posées dans l'hémicycle. Luc Chatel y voit pourtant un argument contre Manuel Valls. Il ajoute :

Ce qu'il veut, c'est d'abord souder son camp. C'est stupide. L'affaire de la réponse à la pédophilie, ce n'est pas la droite contre la gauche.

 

Mercredi 1er avril, Manuel Valls s'était fortement emporté contre la droite. "Alors assez, ça suffit. Qu'à chaque fois, sur ces sujets là, sur la sécurité, sur la délinquance, sur la justice. Assez !, avait tonné le Premier ministre. […]  Je n'accepterai plus, Madame la députée, que vous nous traîniez à chaque fois dans la boue sur des sujets suffisamment graves."

Une colère qui n'était pas sans rappeler celle qui avait accompagné la réponse de Manuel Valls à une question de Marion Maréchal-Le Pen, le 10 mars. Ou bien encore l'avoinée prise par l'UMP Gérald Darmanin, le 3 mars. 

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