Mélenchon et le Parti communiste n'ont pas le même avis sur le pape François

Publié à 11h59, le 14 mars 2013 , Modifié à 12h12, le 14 mars 2013

Mélenchon et le Parti communiste n'ont pas le même avis sur le pape François
Le pape François le 14 mars 2013 (Reuters)

L'élection du pape François ne met pas vraiment d'accord Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste. Alors que le premier y a immédiatement vu une mauvaise nouvelle pour l'Amérique Latine, le second salue plutôt l'"espérance" suscitée par ce nouveau pape.

Le communiqué du PCF est tombé ce 14 mars. Le responsable de la commission "République, démocratie et institutions" du parti s'y félicite du "parcours" de Jorge Mario Bergoglio qui a donné "la priorité aux pauvres" :

Ce choix inédit montre la place grandissante occupée par l'Amérique Latine dans le monde, même si l'immense volonté émancipatrice affirmée par les peuples s'y est heurtée dans le passé à l'hostilité de divers responsables catholiques.

Mais sans préjuger de la suite, la priorité aux pauvres qui semble avoir marqué le parcours du nouveau pape soulève une espérance chez de nombreux catholiques et au-delà : celle d'un fil renoué avec l'ouverture au monde du Concile Vatican II, ouvert par Jean XXIII

Les communistes ajoutent qu'ils sont "décidés à construire un avenir fraternel avec tous ceux et toutes celles qui veulent faire grandir la justice et la paix". Et ce "en toute laïcité".

La veille, Jean-Luc Mélenchon s'était bien davantage intéressé au passé du nouveau pape, estimant que son CV n'était "pas une bonne nouvelle pour les progressistes du monde chrétien et pour la révolution citoyenne en Amérique du Sud". Il s'intéressait-là au profil politique de Jorge Mario Bergoglio et non spirituel :

Silencieux sous la dictature militaire puis à l’heure des jugements des militaires criminels, opposant connu aux gouvernements argentins de Nestor puis de Christina Kirschner, tendre pour l’Opus Dei, hostile aux prêtres progressistes, le nouveau chef de l’église catholique devra prouver qu’il n’a pas été élu pour déstabiliser les régimes progressistes de l’Amérique latine ni pour poursuivre les persécutions contre la théologie de la libération.

Au même moment, la porte-parole internationale du Parti de Gauche, Raquel Garrido, surtout porte-parole officieuse de Jean-Luc Mélenchon sur les réseaux sociaux, illustrait ces dires en postant sur Twitter une photo de ce qu'elle estime être le nouveau pape donnant la communion à Videla, ancien dictateur argentin :

Circule déjà sur le web en Am. Latine : La photo de #Bergoglio qui bénit #Videla.. #NouveauPapetwitter.com/RaquelGarridoP…

— Raquel Garrido (@RaquelGarridoPG) 13 mars 2013

Selon le journal argentin La Nacion, il ne s'agirait cependant pas de Bergoglio sur cette photo mais de Octavio Nicolás Derisi, ancien évêque de La Plata en Argentine.

>> Pour retrouver l'ensemble des réactions politiques à la fumée blanche, c'est par ici.

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