VIDÉO - Moment gênant : en pleine conférence de presse, François Hollande rappelle la défaite de Ségolène Royal en 2007

Publié à 12h20, le 07 septembre 2015 , Modifié à 12h57, le 07 septembre 2015

VIDÉO - Moment gênant : en pleine conférence de presse, François Hollande rappelle la défaite de Ségolène Royal en 2007
© Captures d'écran France2 et iTélé

Les conférences de presse présidentielles de François Hollande sont généralement l'occasion pour le chef de l'État de faire un peu de name-dropping : suivant les dossiers évoqués, il case le nom de certains de ses ministres, normalement pour vanter leur action. Ce 7 septembre à l'Élysée, Ségolène Royal n'a pas eu cette chance.

Alors qu'il était interrogé sur les élections régionales à venir, durant la 6ème conférence de presse élyséenne de son quinquennat, François Hollande s'est bel et bien référé à la numéro 3 du gouvernement. Mais pas en des termes très plaisants. Souhaitant décorréler la probable défaite de décembre de la prochaine présidentielle, il est ainsi revenu sur le "triomphe" de 2004 connu en tant que Premier secrétaire du PS, tout en envoyant un gros scud à Ségolène Royal :

Vous savez, j'ai connu des élections régionales victorieuses. Au moins deux dans mon existence de dirigeant politique. 2004 : un triomphe. Avec des personnalités symbole. [Il glisse un coup d'oeil vers ses ministres]. Un triomphe. Ça nous a pas empêché de perdre l'élection présidentielle... même avec une candidate courageuse.

Cruauté du réalisateur : à l'image, on voit alors un écran partagé entre les visages de Ségolène Royal et celui de François Hollande. Et la ministre de l'Écologie, candidate malheureuse à la présidentielle de 2007, avait un tout petit peu de mal à encaisser.

Et François Hollande d'évoquer ensuite les régionales victorieuses de 2010, qui ont bien évidemment précédé sa propre victoire en 2012. "Là aussi, ça a été un moment important, mais ça ne pouvait pas non plus [laisser] préjuger du résultat de l'élection présidentielle", a-t-il toutefois ajouté, *modeste*. 

Une séquence à revoir en vidéo : 



Alors évidemment, il ne s'agissait pas pour lui de gratuitement faire du mal à l'ancienne tête d'affiche de la gauche. Il souhaitait simplement faire comprendre qu'une défaite au scrutin régional de décembre ne signifierait rien en vue de la présidentielle 2017. Mais on a connu exemple plus adroit...

Finalement, Ségolène Royal a peut-être pu se consoler en entendant son nom nommé par le président dans un contexte plus glorifiant :

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