Nicolas Sarkozy s’apprête à remanier en profondeur l’état-major de LR et à virer NKM

Publié à 06h58, le 29 septembre 2015 , Modifié à 09h01, le 29 septembre 2015

Nicolas Sarkozy s’apprête à remanier en profondeur l’état-major de LR et à virer NKM

CHAMBOULE-TOUT – Branle-bas de combat chez Les Républicains. Dans la dernière ligne droite qui mène aux élections régionales, Nicolas Sarkozy a décidé de faire le ménage dans l’armée mexicaine qui compose l’organigramme de l’ex-UMP. France Info révèle ce mardi 29 septembre que l’ancien chef de l’Etat veut un remaniement en profondeur.

Première décision prise par le président de Les Républicains : changer de numéro 2. "Exit NKM, la numéro deux. Nathalie Kosciusko-Morizet et sa liberté de parole. Trop, c'est trop. Nicolas Sarkozy était agacé, il est désormais lassé", écrit France Info. Depuis plusieurs mois, les relations sont en effet plutôt fraîches entre l'ancien chef de l'Etat et son ancienne porte-parole de campagne présidentielle en 2012 (voir ici , ici ou ).

Le sort du numéro 2 bis ou numéro 3, selon le point de vue, Laurent Wauquiez, est quant à lui conditionné aux élections régionales de décembre. Si le député LR l’emporte, il quittera la direction de LR car, écrit la radio publique, "il faudra être davantage disponible pour le parti". Ce qui vaut également pour Christian Estrosi, candidat en PACA et président de la stratégique Commission des investitures.

Autre "problème" que Nicolas Sarkozy souhaite aussi régler via ce remaniement interne : celui de la porte-parole Lydia Guirous. Depuis sa nomination à ce poste stratégique, l’ex-UDI enchaîne les boulettes et déclarations qui ont mis le parti en porte-à-faux. En contrepartie d'un renoncement à ce poste de visibilité, elle aurait demandé une circonscription parisienne pour les législatives de 2017. Une requête refusée, semble-t-il.

[Edit 9h] Interrogée sur cette information, ce mardi, sur Europe 1, Nathalie Kosciusko-Morizet assure qu'elle "n'en a pas particulièrement entendu parler". Et de mettre en avant ce qu'elle considère comme "sa marque de fabrique", sa liberté de parole. "Je fais mon travail aux Républicains dans les conditions prévues qui sont celles de la loyauté à ma famille politique et celles de la liberté totale de parole. C’était ma condition", lance-t-elle. Avant de s'en prendre aux candidats, déclarés et supposés, à la primaire, qu'elle nomme "ces messieurs" :

"

Je vois dans la presse que la liberté de parole poserait un problème. Je n’ose pas le croire quand je vois tous ces messieurs qui dans le cadre de la primaire font tous les jours la démonstration de leurs différences.Je n’imagine pas que ce qui est une vertu pour eux pourrait être un problème pour moi.

"

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