Pour Bergé, ça aurait été "crédible" que Mélenchon annonce vouloir accueillir Filoche en 2017

Publié à 08h50, le 20 novembre 2017 , Modifié à 08h52, le 20 novembre 2017

Pour Bergé, ça aurait été "crédible" que Mélenchon annonce vouloir accueillir Filoche en 2017
Aurore Bergé © LUDOVIC MARIN / AFP

Que faire lorsqu'on se fait prendre la main dans le pot à confiture de la fake news ? S'excuser platement et essayer de sauver la face en trouvant une excuse, aussi minime soit-elle. C'est ce que fait Aurore Bergé ce lundi 20 novembre, deux jours après s'être laissée aller sur le terrain de la fausse info.

Samedi, quelques minutes après le tweet légèrement controversé – et quelque peu antisémite - de Gérard Filoche à propos d'Emmanuel Macron, Aurore Bergé a retweeté un message de Jean-Luc Mélenchon proposant d'accueillir le socialiste au sein du Parti de gauche. Cette entité n'existant plus vraiment, la députée LREM aurait pu s'en douter : ce tweet était vieux. Il datait de 2014 et n'avait donc rien à voir avec l'actualité de cette fin novembre 2017. Les reproches formulés par l'élue des Yvelines, s'indignant de la proposition du leader de la France insoumise, étaient donc nuls et non avenus. Oups…

Ce lundi sur RMC, Aurore Bergé le reconnaît donc volontiers : oui, elle s'est plantée. Et comme il faut. "J'ai été très choquée, comme à mon avis beaucoup de gens, par ce qu'a dit Gérard Filoche", dit-elle. "J'ai commis une erreur et je l'ai reconnue", ajoute l'élue LREM. Mais attention : certes cela est faux mais cela aurait pu être vrai. Aurore Bergé explique :

La difficulté c'est que la France insoumise, par certaines amitiés ou accointances, par exemple avec le Parti des Indigènes de la République, eh bien à un moment, ça m'a paru crédible.

 

Aurore Bergé admet donc une erreur et reconnaît qu'elle aurait dû vérifier la date du tweet de Jean-Luc Mélenchon. Et en même temps, cela aurait pu être vrai selon elle…

Ou comment renverser le problème en accusant LFI d'être ambigüe avec certains partis. Une référence à peine voilée à Danièle Obono qui, dimanche 5 novembre sur Radio J, a défendu Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République et parlant d'elle comme d'une "camarade". "Je ne suis pas et n’ai jamais été membre du PIR. Je suis en profond désaccord avec leurs thèses", a déclaré par la suite Danièle Obono. Voilà pour "l'accointance".

 

 

[BONUS TRACK] Bye bye

Jean-Frédéric Poisson et Thierry Mariani s'invitent dans l'actualité ce lundi 20 novembre. Au moins un peu. Merci Aurore Bergé. Pour la députée LREM, ces deux anciens élus ne manquent pas du tout à la vie politique française. Et qu'elle ait milité pour Jean-Frédéric Poisson il y a quelques années n'y change rien. Elle dit :

Je ne pense pas que ça manque des parlementaires qui vont voir Bachar el-Assad. J'ai vu que Thierry Mariani, qui est ancien parlementaire, qui était proche de Jean-Frédéric Poisson, était allé voir Bachar el-Assad récemment et avait dit que les rues de Damas étaient bien mieux tenues que les rues de Paris, par exemple. Donc moi je ne pense pas que ces gens-là manquent au débat public.

 

Début novembre, en déplacement dans la capitale syrienne, l'ancien député de Français de l'étranger vantait, sur Twitter, la beauté et l'ambiance de Damas, très sympathiques malgré la guerre.

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