Pour Maël de Calan, l'image de LR est "dégradée" à cause du trio Balkany-Ciotti-Morano

Publié à 15h22, le 26 novembre 2017 , Modifié à 11h20, le 26 décembre 2017

Pour Maël de Calan, l'image de LR est "dégradée" à cause du trio Balkany-Ciotti-Morano
© AFP

Drôle de façon de concevoir l'unité d'un parti : cogner sur ses cadres. C'est apparemment la stratégie adoptée par Maël de Calan, jeune juppéiste candidat à la présidence de Les Républicains.

Maël de Calan n'aura pas le plaisir de se payer Laurent Wauquiez et Florence Portelli lors d'un débat. La présidence pour le parti se résume en un vote, voire deux : premier tour le 10 décembre et, si besoin, second tour le 17.

En attendant, si on ne débat pas, il ne reste plus qu'à s'exprimer dans les médias. Ainsi, ce dimanche 26 novembre, dans le JDD, Maël de Calan donne son analyse de la situation de son parti. Il trouve que son image est "dégradée par la faute de quelques-uns". Laurent Wauquiez ? Non, même pas :

Balkany et son total manque d'éthique. Ciotti et sa mauvaise foi. Morano et ses dérapages.

Pour ce qui est de l'éthique, Patrick Balkany, maire de Levallois, s'est vu récemment cité par l'association Anticor, qui lutte contre la corruption et pour l'éthique en politique. Cette dernière a demandé, le 28 juillet dernier, à Emmanuel Macron de révoquer le maire LR et son adjoint à la mairie de Levallois, après que le parquet national financier a demandé le 25 juillet le renvoi en correctionnelle du couple Balkany pour une affaire de fraude fiscale.

Eric Ciotti et "sa mauvaise foi". Par exemple, en avril dernier, le député LR s'en prenait sur Twitter au candidat de En marche !, accusant Emmanuel Macron d'avoir rencontré un supposé "espion chinois", Jacques Sun. Eric Ciotti y voyait alors "le risque de porter atteinte à la sécurité nationale". Sauf que ce Jacques Sun n'est pas un "espion chinois", mais un ancien chargé de mission de l'UMP. De plus, pendant la campagne de François Fillon, largement soutenue par Eric Ciotti, Jacques Sun a participé à plusieurs réunions de campagne au QG du candidat de LR. Mais Eric Ciotti n'avait pas réagi suite à cette dernière information.

Nadine Morano et ses dérapages. L'eurodéputée LR s'est illustrée à moult reprises dans cette catégorie. Il y a bien eu ça ou ceci. Mais le plus simple, ça reste de relire cet article-là : "Le Top 7 des excuses bien pourries de Nadine Morano pour démontrer qu'elle n'est pas raciste".



[BONUS TRACK]

Maël de Calan n'est pas *franchement* favori pour cette présidence de LR. Au JDD, il confie même : "Si je fais 5%, j'arrête", bien qu'il rêve d'un score plus proche des 15 ou 20%. Mais Maël de Calan ne s'inquiète pas de trop. Il lance, serein :

Des trois candidats, je suis le seul à avoir un vrai métier.

Certes, Maël de Calan travaille, dans la vraie vie, pour une start-up de biotechnologie. Une activité mise "entre parenthèses" le temps de cette campagne, précise le JDD. Mais à 37 ans, il est également élu municipal et départemental. Florence Portelli, elle, n'est *que* maire de Taverny et conseillère régionale d'Île-de-France. Des lilliputiens de la politique à côté du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et ancien ministre Laurent Wauquiez.

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