Pour Michel Sapin, "il n'y a plus de statut de première dame" en France

Publié à 11h15, le 26 janvier 2014 , Modifié à 11h21, le 26 janvier 2014

Pour Michel Sapin, "il n'y a plus de statut de première dame" en France
Michel Sapin sur Europe 1, le 26 janvier 2013. (Capture d'écran i>Télé)

C'EST FINI - Le Grand Rendez-Vous Europe 1/i>Télé/Le Monde avait prévu de recevoir Philippe El Shennawy, libéré cette semaine après 38 ans de prison.

Mais, annonce officielle de la séparation Hollande/Trierweiler oblige, c'est finalement le très proche du président Michel Sapin qui s'est invité dans le studio d'Europe 1.

Le ministre du Travail et de l'Emploi a bien sûr été interrogé sur "l'affaire", et a répondu en estimant qu'il "n'y a plus de statut de première dame" : 

Ca a été l'occasion de regarder, pour les uns et les autres, l'histoire de ce qu'était le soi-disant statut de première dame.

On s'est aperçu à cette ocasion qu'il n'y avait pas de statut, jusqu'à ce que Valéry Giscard d'Estaing place sa femme au coeur de l'actualité. Dans la France d'aujourd'hui, il n'y a plus de statut de première dame.

Pour Michel Sapin, cette évolution s'apparente à "une forme de modernité" :

Dans un couple, chacun a son statut de par lui-même, pas de par l'autre. De ce point de vue là c'est une forme de la modernité de la société d'aujourd'hui. Les femmes s'affirment par elle-mêmes, pour ce qu'elles sont, pour leur profession, pour leur talent, et pas parce qu'elles sont femmes de.

Pressé par les journalistes, celui qui a fait l'Ena et son service militaire aux côtés de François Hollande a également salué l'officialisation de la rupture, qui était "nécessaire" par souci de clarté. Et c'est par une anaphore, figure réthorique chère au président de la République, que Michel Sapin détaille sa vision de la rupture :

La décision a été prise, c'est une décision de l'ordre de l'intime, du privé, même si lorsqu'on est président il y a une part de public dans toute part de sa vie privée.

C'est une décision de l'ordre de l'intime d'un couple qui doit être respectée en tant que telle, d'un côté comme de l'autre.

C'est une décision qui était attendue avc compréhension, chacun peut avoir connu des situations de cette nature, attendue avec curiostié par certains, attendue avec voyeurisme par trop de monde.

C'était une décision nécessaire car le terme qui est souvent utilisé, de clarté, est approprié.

Il faut qu'il y ait de la clarté, y compris dans l'ordre de l'intime, c'est fait.

Michel Sapin a par ailleurs repris un autre élément de langage d'un ancien membre du gouvernement, la "part d'ombre" qui n'est pas sans rappeler celle de Jérôme Cahuzac, ou celle, plus ancienne, de François Mitterrand :

Chacun a en soi une part d'ombre, donc chacun a une part de voyeurisme. Le mieux c'est quand même de s'en défendre.

Et le ministre de glisser dans un sourire à l'endroit de Jean-Pierre Elkabbach - ou des journalistes dans l'ensemble ? :

Et je vous y incite.

Du rab sur le Lab

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