Présidence de l’UMP : pour Bernard Accoyer, un nouveau vote serait "dangereux"

Publié à 08h51, le 20 février 2013 , Modifié à 08h51, le 20 février 2013

Présidence de l’UMP : pour Bernard Accoyer, un nouveau vote serait "dangereux"
Bernard Accoyer sur LCI. (Capture d'écran)

Faut-il ou non revoter pour la présidence de l’UMP après l’été ? Les voix divergent au sein du principal parti d’opposition. Invité de la matinale de LCI, mercredi 20 février, Bernard Accoyer s’est montré plutôt circonspect sur la question, bien qu’il militait fin novembre pour une nouvelle élection. Mais avec de nouveaux candidats.

Pour l’ancien président UMP de l’Assemblée nationale, trop de démocratie interne comporte des risques. Des risques qu’il avait déjà pointé lors du premier scrutin pour lequel il espérait qu’il ne se résume pas à un duel entre Jean-François Copé et François Fillon.

Ainsi, un nouveau scrutin interne, comme convenu entre les deux protagonistes, serait pour le député UMP de Haute-Savoie un danger pour l’unité plus que fragile du parti :

En l’état actuel, il y aura un vote même si je pense que celui-ci est à nouveau dangereux parce qu’un vote ça divise.

Et l’ancien titulaire du perchoir de développer ses craintes, sous-entendant qu’un vote au sein d’un parti politique n’est pas la solution idoine pour désigner le leader. Dans la tradition de la droite gaulliste du chef naturel :

Lorsque l’on vote, on prend position pour l’un ou pour l’autre. Et dans une famille, prendre position pour l’un ou pour l’autre, ce n’est pas quelque chose qui conforte l’unité.

Donc plus vite nous serons sortis de cette période, mieux l’UMP se portera.

Mais faut-il alors renoncer à organiser un vote pour élire le président de l’UMP ? Bernard Accoyer ne ferme aucune porte. Au risque de brider la démocratie interne ?

Cela dépend de la réforme des statuts. Je suis ouvert.

[BONUS TRACK] Des réticences sur la motion de censure de Copé

Il a refait le coup. Jean-François Copé a annoncé avoir l'intention de déposer prochainement une motion de censure à l'Assemblée nationale. Une menace qu'il brandissait déjà début novembre.

Dans une interview aux Echos, le président de l'UMP a indiqué que les députés UMP déposeront "dans les prochaines semaines" une motion de censure contre les options économiques "folles" de François Hollande. Ce dont se réjouit le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui attend "avec impatience" cette motion.

Une motion sur laquelle Bernard Accoyer exprime quelques réticences

Quand on est dans l’opposition, les motions de censure ne sont pratiquement jamais adoptées.

Il y a évidemment un problème majeur dans la politique économique et sociale conduite par le gouvernement. Une motion peut se discuter.

Je pense qu’il faut encore en débattre pour bien la cibler et choisir le meilleur moment pour la soutenir. Il faut affiner cette initiative sur le fond, sur la forme et sur le moment.

 

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