Quand François Hollande faisait de l'humour sur la difficulté d'appeler à voter pour Jacques Chirac face au Front National

Publié à 17h42, le 20 septembre 2013 , Modifié à 17h54, le 20 septembre 2013

Quand François Hollande faisait de l'humour sur la difficulté d'appeler à voter pour Jacques Chirac face au Front National
(Capture d'écran LCI)

DU TEMPS DU FRONT RÉPUBLICAIN - Même au moment, douloureux pour un socialiste, d'appeler à voter pour le candidat de droite face à Jean-Marie Le Pen, en 2002, François Hollande, alors premier secrétaire du PS avait entrainé des rires en confessant qu'il aurait "beaucoup de mal"à "mettre ou [se] mettre" un bulletin de vote Jacques Chirac.

Le contexte :

Dix ans jour pour jour avant d'arriver lui même en tête du premier tour de l'élection présidentielle, François Hollande doit gérer l'élimination au premier tour et l'annonce du retrait de la vie politique du candidat socialiste, Lionel Jospin.

Comme l'expliquait "Le vrai faux de l'Info", sur Europe 1, lundi 16 septembre, interrogé le 21 avril 2002 au soir par Patrick Poivre d'Arvor, sur TF1, le patron du PS n'appelle pas clairement à voter pour la réélection de Jacques Chirac.

Le lendemain, le 22 avril 2002, devant ses troupes, à la sortie d'un bureau national, le président du conseil général de Corrèze met les rieurs de son côté pour faire passer la pillule aux militants socialistes :

Moi je combats en Corrèze, c’est pas facile, Chirac.

S’il y en a un pour lequel ça va faire du mal, mais beaucoup de mal, un mal dont vous n’avez même pas idée, de mettre le bulletin pour lequel je n’avais jamais imaginé, le mettre ou nous le mettre (rires), c’est celui là.

Une vidéo retrouvée dans les archives de TF1 par deux journalistes de LCI : 

Onze ans plus tard :

Dimanche 15 septembre 2013, sur l'antenne de TF1, le chef de l'État est invité à réagir sur la nouvelle façon de François Fillon de renvoyer dos à dos le Front National et le PS.

"Il y a des digues, des règles, des principes", répond-il très sérieusement avant de "donner son expérience" : 

Je me suis retrouvé le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen face à Jacques Chirac. Je ne me suis pas posé de question. Je n'ai pas regardé qui était le plus, le moins sectaire, la question ne se posait même pas. J'ai appelé à voter Jacques Chirac et je ne le regrette pas.

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