Régionales : après le Nord, EELV s’allie aussi avec le Front de gauche en PACA

Publié à 12h00, le 24 septembre 2015 , Modifié à 12h08, le 24 septembre 2015

Régionales : après le Nord, EELV s’allie aussi avec le Front de gauche en PACA

Cela ne va pas dissiper les tensions qui tiraillent EELV. Après avoir conclu une alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon dans la grande région Nord, le parti écolo a trouvé un accord pour s’allier avec le Front de gauche en PACA. Une région où la cheffe de file EELV est Sophie Camard.

Selon France Bleu, ce jeudi 24 septembre, les deux partis ont trouvé un accord dans la nuit de mercredi à jeudi pour faire liste commune dès le premier tour des régionales de décembre. "Il y aura donc bien une liste de gauche unie aux élections régionales en PACA et cette liste c’est la nôtre", a fanfaronné le président du groupe Front de gauche Gérard Piel au conseil régional à l’antenne locale de la radio. Jean-Luc Mélenchon avait pourtant prévenu, fin août, qu'une alliance avec EELV ressemblerait à une "annexion".

Une stratégie "suicidaire", avait dénoncé le député EELV Denis Baupin après le vote des militants écolos adoubant ce choix d’alliance dans le Nord.

Dans le même temps, le Parti socialiste, qui veut organiser un grand référendum sur l’unité de la gauche, n’a de cesse de répéter que la division de la gauche, particulièrement dans ces régions où le Front national pourrait l’emporter, risquerait d'entraîner sa "disparition", selon le mot utilisé par François Hollande himself. En PACA, cela sonne comme un affront au candidat du PS, Christophe Castaner, qui avait adressé "une main tendue" aux écologistes de sa région.

Stratégie différente en revanche en Ile-de-France où la liste écolo menée par Emmanuelle Cosse a acté son autonomie et refusé une alliance avec le Front de gauche. Idem en Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin où les écolos ont également opté pour "l’autonomie ouverte".

Depuis la fin août, EELV vit une crise d’identité avec des ténors pro-gouvernements (Placé, Rugy) qui quittent le navire, critiquant "la dérive gauchiste" du parti.

Du rab sur le Lab

PlusPlus