Soutien à Macron : Bruno Le Maire traite de "traîtres" ceux qui l’accusent de "trahison"

Publié à 10h10, le 08 mai 2017 , Modifié à 10h10, le 08 mai 2017

Soutien à Macron : Bruno Le Maire traite de "traîtres" ceux qui l’accusent de "trahison"
Bruno Le Maire. © AFP

Dès dimanche 7 mai, dans le JDD, avant l’annonce des résultats et de l’élection d’Emmanuel Macron, Bruno Le Maire s’est dit prêt à franchir le Rubicon et à soutenir l’action du nouveau Président dans un gouvernement de "recomposition". Aussitôt, François Baroin l’a recadré, Philippe Goujon a parlé de "trahison" et Florence Portelli l’a qualifié de "Bernard Kouchner de droite".

Invité à réagir à ces accusations ce lundi 8 mai sur RTL, le chantre autoproclamé du "renouveau" (qui concède qu’Emmanuel Macron a réussi là où il a échoué) a estimé que les traîtres, ce sont ceux qui le traitent ainsi. Et de rappeler que François Fillon avait renié sa parole en maintenant sa candidature malgré sa mise en examen, soutenu par ceux qui s’en prennent aujourd’hui à lui :

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Traître à quoi ? Ma famille politique, le 1er mars, quand son candidat a refusé de tenir parole - il a été mis en examen, il avait dit qu’il ne serait pas candidat, il est resté candidat à l’élection présidentielle -, tous ceux qui me traitent de traître aujourd’hui ont soutenu sa candidature. Moi je lui ai demandé de se retirer pour le bien de notre famille politique parce que nous savions tous qu’il allait perdre. J’ai été fidèle à mes valeurs. Ils ont été traîtres aux valeurs de la droite qui est le respect de la parole donnée.

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Sur le fond également, Bruno Le Maire, qui accepterait de s’allier avec le président élu si son Premier ministre n’est pas socialiste, répète qu’il n’y a "pas de différences fondamentales" entre LR et les idées d’Emmanuel Macron. Notamment, dit-il, sur "la libéralisation de l’économie, le soutien aux entrepreneurs et la construction européenne". "Je suis fidèle à mes idées et mes convictions", insiste-t-il, regrettant par ailleurs que LR n’ait "pas eu le courage de se prononcer clairement pour Emmanuel Macron" face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle.

Et de conclure, véhément envers ses accusateurs :

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Je n’ai pas de leçons de conviction, de loyauté, de sincérité, de vérité à recevoir de ceux qui n’ont pas eu le courage de respecter leurs valeurs et de trancher au second tour de l’élection présidentielle.

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[BONUS TRACK] Des contacts avec Macron

Après ses offres de service répétées, Bruno Le Maire concède que "oui", il a eu des contacts avec Emmanuel Macron et son entourage tout en restant mystérieux sur la teneur de leurs échanges. "J’ai dit ce que j’avais à dire au nouveau président de la République", poursuit-il mais prévenant :

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Je vous dis simplement que si le prochain Premier ministre ne manifeste pas la recomposition politique que j’attends, dans ce cas-là, nous ne pourrons pas travailler ensemble.

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