Tête du PS : Désir ne veut pas impliquer Hollande

Publié à 09h56, le 04 septembre 2012 , Modifié à 09h56, le 04 septembre 2012

Tête du PS : Désir ne veut pas impliquer Hollande
François Hollande et Harlem Désir, près le Paris, le 20 mars 2012. (Reuters)

GRAND CHEF – Le député européen, candidat à la succession de Martine Aubry à la tête du PS, ne veut pas impliquer le président de la République, "président de tous les Français", dans le choix du premier secrétaire du parti majoritaire.

  1. "Ne faut pas mêler le président à la vie d’une formation politique"

    Il ne faut pas mêler le président de la République à la vie d’une formation politique. Nous sommes fiers que ce soit l’un des nôtres, un socialiste, un ancien premier secrétaire du Parti socialiste, qui soit aujourd’hui, après sa victoire à l’élection présidentielle, le président de la République. Il est aujourd’hui le président de tous les Français, il n’a pas à être mêlé à la vie d’une formation politique.

    Sur Radio Classique, mardi 4 septembre, Harlem Désir a montré qu’il avait reçu 5 sur 5 le message de François Hollande, en indiquant qu’il ne souhaitait pas que le chef de l’Etat s’immisce dans les affaires internes du Parti socialiste.

    Un message bien reçu car, sous couvert d’anonymat, un "éminent ministre"cité par le Parisien du 2 septembre, révélait le penchant de François Hollande pour Harlem Désir, plutôt que Jean-Christophe Cambadélis, pour succéder à Martine Aubry à la tête du PS :

    Hollande penche plutôt pour Harlem Désir, mais il ne veut pas que ça se sache, il veut rester en dehors.

    A quelques jours de l’annonce par Martine Aubry de sa préférence sur l'identité de son remplaçant, Harlem Désir expliquait qu’il souhaitait un "vote ouvert" des militants afin d’asseoir la légitimité du prochain premier secrétaire.

    Et le numéro 2 actuel du PS d’ajouter, mardi sur Radio classique, louant l’esprit de rassemblement de la primaire socialiste plutôt que les divisions du congrès de Reims en 2008 où Martine Aubry et Ségolène Royal s’étaient écharpées :

    Mon parti socialiste, c’est celui des primaires, pas celui du Congrès de Reims.

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