VIDÉO – Pour le n°2 du FN Louis Aliot, la "fournée" de Jean-Marie Le Pen est "un propos d'opinion"

Publié à 11h04, le 21 juillet 2017 , Modifié à 11h04, le 21 juillet 2017

VIDÉO – Pour le n°2 du FN Louis Aliot, la "fournée" de Jean-Marie Le Pen est "un propos d'opinion"
© Capture d'écran LCI

Jean-Marie Le Pen doit repasser par la case tribunal. Le président d'honneur du Front national a été renvoyé en correctionnelle, le 18 juillet, pour "provocation à la haine raciale". En cause, les propos tenus par le patriarche Le Pen en juin 2014 lors de son fameux Journal de bord vidéo, publié à l'époque directement sur le site du FN. Jean-Marie Le Pen suggérait alors de faire "une fournée" des artistes critiquant son parti, comme Patrick Bruel notamment.

Numéro 2 du FN et ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot critique ce renvoi en correctionnel. Invité de LCI ce vendredi 21 juillet, le député FN des Pyrénées-Orientales considère que "poursuivre un homme de 90 ans pour des propos provocateurs est très moyen". Louis Aliot ajoute :

 

Si la justice n'a que ça à faire, qu'elle continue. Je pense qu'en France, il y a une liberté d'expression et que ce sont les électeurs qui doivent juger et pas les juges sur ces propos précisément d'opinion en quelque sorte.

Et Louis Aliot d'estimer que la justice ferait mieux de s'occuper des "voyous" et des "racailles" qui circulent dans les rues. "Ils devraient se mobiliser sur ça plutôt que sur les propos de Jean-Marie Le Pen", commente encore le compagnon de Marine Le Pen.

Un instant isolé par le Lab à voir ci-dessous en vidéo :



Louis Aliot décrit aujourd'hui "la fournée" de Jean-Marie Le Pen comme "une opinion". Voilà qui tranche avec les propos de… Louis Aliot à l'époque. Car si les mots de Jean-Marie Le Pen avaient provoqué d'intenses tensions au sein du FN, c'est bien le vice-président frontiste qui avait tiré le premier contre son président d'honneur, donnant à la polémique naissante une couleur politique. "C'est une mauvaise phrase de plus. C'est stupide politiquement et consternant", avait-il commenté.

Aujourd'hui, Louis Aliot parle d'une "opinion". Un changement de ton que l'on peut expliquer simplement : Jean-Marie Le Pen n'est plus l'homme à abattre au FN... bien que le parti cherche toujours à s'en débarrasser

Du rab sur le Lab

PlusPlus