Woerth dénonce "le coup de poignard dans le dos" des signataires de l’appel à répondre à "la main tendue" par Macron

Publié à 07h23, le 17 mai 2017 , Modifié à 08h12, le 17 mai 2017

Woerth dénonce "le coup de poignard dans le dos" des signataires de l’appel à répondre à "la main tendue" par Macron
Eric Woerth. © AFP

Appel, contre-appel. Non, il ne s’agit pas d’un mouvement d’Edison Cavani, l’attaquant du Paris-Saint-Germain, mais bel et bien de la lutte que se livre la droite, déboussolée par la nomination par Emmanuel Macron d’Edouard Philippe à Matignon. Une nomination suivie d’un appel de 173 élus de droite (dont Christian Estrosi, NKM, Gérald Darmanin…) à répondre à "la main tendue" par le Président.

Dans la foulée, la ligne opposée à LR, menée par François Baroin et Christian Jacob, a répondu par un contre-appel rappelant que LR ne soutenait pas l’initiative de ses petits camarades de vouloir travailler avec Emmanuel Macron avant le résultat des législatives. C’est dans ce contexte houleux et délétère que se tiennent les réunions des cadres du parti dirigé actuellement par Bernard Accoyer. L’aile droite du parti ne mâche donc pas ses mots contre ceux qui ont été qualifiés mardi 16 mai de "traîtres", "collabos" ou "vendus", rapporte ce mercredi Le Parisien.

Eric Woerth a ainsi dénoncé "le coup de poignard dans le dos" de ces signataires. Des propos rapportés par Le Parisien et Le Figaro :

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C’est un coup de poignard dans le dos de nos 577 candidats investis aux législatives !

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"Ce sont des opportunistes qui ne pensent qu’à eux. Une vraie déception", a fustigé David Douillet tandis qu’Eric Ciotti était partisan d’une exclusion massive de tous ces félons.

Pour Laurent Wauquiez, numéro 2 du parti qui voudrait être calife à la place du calife, les NKM, Estrosi et cie sont "des irresponsables", rapporte Le Figaro :

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Nos candidats sur le terrain ont besoin que le parti ait une ligne claire. Ceux qui parlent de main tendue sont irresponsables. Il faut choisir : c’est soit le gouvernement, soit LR. C’est comme pour les législatives. On est soit En Marche, soit LR. Mais pas les deux.

"

Pierre-Yves Bournazel et Thierry Solère, tous deux signataires de l’appel à répondre à la "main tendue" du chef de l’Etat, ont assumé leur acte tout en assurant conserver leur étiquette LR pour les législatives.

Prochaine étape de ce nouveau psychodrame à droite : la nomination du gouvernement. Avec des prises de guerre LR dedans ?

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