5 choses que vous ignoriez sur l'UMP Gérald Darmanin (et que vous auriez préféré ne jamais savoir)

Publié à 16h16, le 04 avril 2015 , Modifié à 16h22, le 04 avril 2015

5 choses que vous ignoriez sur l'UMP Gérald Darmanin (et que vous auriez préféré ne jamais savoir)
Illustration d'un "anarchiste de droite" © JOEL SAGET / AFP
Image Sylvain Chazot


Gérald Darmanin n'est pas que le maire UMP de Tourcoing. Il n'est pas seulement l'ancien porte-parole du candidat Sarkozy pour la présidence de l'UMP. Il n'est pas non plus que le député qui s'est pris une grosse avoinée par Manuel Valls en pleine séance de questions au gouvernement.

Non non, Gérald Darmanin est bien plus que cela. Dans un long portrait que lui consacre le magazine Society début avril, l'élu UMP se dévoile (beaucoup). Nous avons répertorié cinq informations qui avaient, semble-t-il, échappé aux communs des mortels concernant le député-maire.



  • 1. C'est un anarchiste



On ne dirait pas comme ça, mais Gérald Darmanin est un peu du genre à dire "Fuck le système". Il le dit lui-même : il est un anarchiste. Oui, mais un "anarchiste de droite" quand même. Cet aspect de sa personnalité qui ne saute pas forcément aux yeux, l'élu UMP l'explique par son amour de Georges Brassens. Il dit :

C'est un mec qui n'aime pas les flics mais qui écrit une chanson pour dire qu'un flic est formidable parce qu'il l'a sauvé. Je suis un peu pareil : je n'aime pas l'autorité mais j'aime bien l'ordre. Je suis un anarchiste de droite.



  • 2. Ce n'est pas un super dragueur



Gérald Darmanin n'est pas à proprement parler un tombeur. S'il est aujourd'hui marié, sa vie amoureuse n'a pas toujours été très palpitante. Il le reconnaît, sa jeunesse est celle d'un "adolescent boursouflé d'acné et d'amours ratées". La faute à un handicap assez lourd quand on veut séduire : il n'aime pas danser. À moins que sa partenaire soit vraiment canon. Il explique :

Je n'ai jamais réussi à emballer une fille en boîte. Je ne suis pas du genre à danser. C'est pas trop mon truc, faut vraiment que la fille soit très jolie. Je suis meilleur quand je dîne au resto.



  • 3. Il aime bien Patrick Sébastien, beaucoup moins Demis Roussos



Le député-maire de Tourcoing s'y connaît en musique. Certains l'ont même croisé en train de pousser la chansonnette dans le métro parisien, étudiant, pour arrondir ses fins de mois. Ses goûts sont néanmoins très éclectiques, le tout allant de Léo Férré à Jacques Brel en passant par… Patrick Sébastien. Il raconte :

J'ai un amour modéré pour Patrick Sébastien. Je sais que c'est de bon ton de dire qu'il qu'il ne faut pas aimer ce qui est populaire mais moi j'aime bien. Je ne suis pas politiquement correct. Je ne suis pas quelqu'un qui fait des choses obligatoires. Je fais ce que je pense.

Une déclaration qui confirme, en plus, qu'il est vraiment de droite tendance anar'. Par contre, n'allez pas lui parler du regretté Demis Roussos. Gérald Darmanin n'a jamais compris comment l'ancien leader des Aphrodite's Child avait pu avoir une once de succès. "Je suis catholique. Il y a des choses qui me dépassent et donc je cherche à trouver des explications. Le fait que Demis Roussos a pu être connu mérite une explication spirituelle", avance-t-il.



  • 4. Il lit De Gaulle n'importe où



Entre Gérald Darmanin et le général De Gaulle, c'est une longue histoire d'amour, certes à sens unique, mais une longue histoire d'amour quand même. Pas franchement au top au niveau des études, le futur élu UMP préférait lire les écrits du général plutôt que de réviser ses cours. Son ancien colocataire explique :

C'était une brêle en espagnol. À côté de ça, il lisait De Gaulle dans les chiottes.



  • 5. Il doit tout à Toubon



Même s'il milite dès ses 16 ans, Gérald Darmanin connaît son envol politique au cours de son année d'étude à l'étranger à Bruxelles. Pas question de faire comme ses copains et d'aller s'en coller une en Espagne ou en Norvège, le futur élu préfère aller bosser au Parlement européen, comme assistant parlementaire de Jacques Toubon.

Et si aujourd'hui Gérald Darmanin passe pour un bébé Xavier Bertrand, c'est d'abord à l'ancien ministre de la Culture qu'il doit son début de carrière. Il raconte :



On a mangé ensemble. Je lui ai annoncé que c'était sympathique d'avoir bossé avec lui mais qu'il me fallait un vrai boulot maintenant. Il a écrit à Xavier Bertrand et j'ai été reçu par son directeur de cabinet, Michel Bettan, qui m'a embauché. 

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