Bernard Henri-Lévy demande à François Hollande d'annuler son invitation à Vladimir Poutine pour l'anniversaire du Débarquement

Publié à 20h21, le 22 mai 2014 , Modifié à 18h36, le 23 mai 2014

Bernard Henri-Lévy demande à François Hollande d'annuler son invitation à Vladimir Poutine pour l'anniversaire du Débarquement
BHL le 7 mars, sur le perron de l'Elysée. © Maxppp
Image Paul Larrouturou


FALLAIT PAS L'INVITER - "Navrant". C'est le qualificatif employé par Bernard Henri-Lévy, dans une interview à Nice Matin à paraître ce vendredi 23 mai, pour désigner l'invitation de François Hollande à Vladimir Poutine pour les célébrations du Débarquement. Une invitation que BHL veut "annuler" en raison du rôle de la Russie dans la crise en Ukraine.

Le philosophe commence par donner un bon point au Président de la République. Rappelant qu'il était dans le bureau de François Hollande, le 7 mars, quand il reçu Petro Porochenko ainsi que Vitaly Klishko, le boxeur candidat à la mairie de Kiev, BHL assure que :

François Hollande a trouvé, ce jour-là, des mots forts pour dire qu'il ne reconnaîtrait pas le coup de force russe en Crimée.

François Hollande a aussi invité le président russe pour les cérémonies du 70è anniversaire du Débarquement allié de 1944, les 5 et 6 juin, en Normandie. "Je ne vois pas pourquoi on l'interdirait", avait plaidé Jean-Yves Le Drian. Réaction de Bernard-Henri Lévy dans Nice Matin:

C’est navrant. Bien sûr que l’armée rouge a payé un prix immense pour la défaite du nazisme. Mais, d’abord, l’armée rouge c’était aussi des Ukrainiens. Et puis Poutine n’est pas l’héritier de cette page glorieuse de l’histoire du siècle écoulé : son idéologie est l’exact contraire de ce que l’on va célébrer le 6-Juin ; il est plus proche, bien plus proche, du fascisme défait en 1945 que des principes de résistance et de démocratie.

Concrètement, BHL demande donc au chef de l'État, via les colonnes de Nice Matin, de ne pas inviter son homologue russe :

Je suis partisan, donc, d’annuler cette invitation. Ou alors d’inviter aussi, à ses côtés, le président ukrainien nouvellement élu. Ça, ça aurait de la gueule.

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