Comment Nicolas Sarkozy minimise ses propos sur l’abrogation du mariage homosexuel devant Sens commun

Publié à 07h35, le 19 novembre 2014 , Modifié à 07h41, le 19 novembre 2014

Comment Nicolas Sarkozy minimise ses propos sur l’abrogation du mariage homosexuel devant Sens commun
Nicolas Sarkozy. © Reuters.
Image Sébastien Tronche


CLIENTÉLISME - Ses opposants, de droite comme de gauche, de Manuel Valls à Franck Riester, l’accusent d’avoir "cédé" à la pression de la salle remplie de militants de la Manif pour tous. Mais Nicolas Sarkozy n’en a cure, selon ses propos rapportés ce mercredi 19 novembre par Le Canard Enchaîné. Lui voit où était son intérêt électoral.

"Ça ne sert à rien de faire tout un plat de cette affaire", a ainsi minimisé Nicolas Sarkozy devant "ses troupes", lundi 17 novembre, deux jours après avoir lâché, parce que "ça ne coûte pas cher", le mot d’abrogation à propos de la loi Taubira devant les militants de la Manif pour tous présents au meeting de Sens Commun.

Et Nicolas Sarkozy d’ajouter, pour minimiser plus encore la portée de cette sortie polémique, décriée jusque dans son camp :

Tout ça, ça va être de la mousse pour les bobos.

Car, "en attendant", l’ancien chef de l’Etat, candidat face à Hervé Mariton et Bruno Le Maire pour la présidence de l’UMP, a "une élection à gagner", rappelle-t-il. "Et je veux faire le plus gros score possible", a ajouté Nicolas Sarkozy alors que dans son entourage, le score à partir duquel sa victoire serait un succès divise.

Pour autant, Nicolas Sarkozy, qui a refusé de débattre avec ses adversaires pour la succession de Jean-François Copé, n’était pas forcément très partant pour aller s’exposer devant les militants de Sens commun. Selon l’hebdomadaire satirique, l’ancien président a ainsi concédé :

Aller devant cette association m’emmerdait.

"Mais, à partir du moment où j’avais décidé d’y aller, je le faisais à ma façon", a-t-il ajouté. Sa façon ? Ce fut de lâcher le mot "abrogation" devant une salle qui le lui demandait et de proposer des mariages différenciés. Une idée en contradiction avec ses arguments avancés en 2012. Car, au fond, comme le rapportait le Nouvels Obs, le mariage homosexuel, Nicolas Sarkozy "s'en fout".

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