Jean-Marie Le Pen déplore l’outing de Florian Philippot par Closer

Publié à 10h45, le 23 décembre 2014 , Modifié à 10h54, le 23 décembre 2014

Jean-Marie Le Pen déplore l’outing de Florian Philippot par Closer
Jean-Marie Le Pen © BERTRAND GUAY / AFP

On  dit que Jean-Marie Le Pen ne porte pas le numéro 2 frontiste dans son cœur. Trop gaulliste, trop social, trop "dédiabolisé", l’énarque Philippot, chouchou de sa fille. Mais il ne sera pas dit que le patriarche de la famille soit du genre à tirer sur une ambulance. Interrogé pour la première fois sur l’outing de l’eurodéputé par le magazine Closer, le père de Marine Le Pen a répondu à L’Express ce mardi 23 décembre :

Je trouve cela assez indélicat. Et assez incompréhensible : cela n’a aucun rapport avec la politique. Philippot serait l’amant de M. Rebsamen (le ministre du Travail), éventuellement, cela poserait problème.

Tout juste s’autorise-t-il une maxime de vieux routier de la vie politique, à destination de l'outé :

L’homme ou la femme publique doit se rendre compte que la part de la vie privée est modeste…

Malgré son hostilité personnelle au mouvement gay, Jean-Marie Le Pen semble donc s’en tenir à la règle édictée il y a une vingtaine d’année : au FN, pas de "police de la braguette". Une consigne encore rappelée récemment par son "gendre" et vice-président du Front national, Louis Aliot.

S'agissant de François Hollande en revanche, dont la liaison avec Julie Gayet a également fait les gros titres de Closer, le fondateur du FN ne fait pas preuve de la même indulgence :

Le président est tenu à une certaine dignité de vie. Les citoyens sont fondés à lui reprocher de défrayer la chronique.

Une position partagée par Gilbert Collard. Le député affilié FN a lui aussi justifié les atteintes à la vie privée concernant le président de la République.

En somme, voilà que Jean-Marie Le Pen fait la synthèse des points de vue frontistes, entre Louis Aliot, Gilbert Collard ou Florian Philippot. Comme François Hollande, qui l'eût cru ?

Du rab sur le Lab

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