Le document de l'UMP qui anticipe une victoire aux sénatoriales

Publié à 10h35, le 18 juin 2014 , Modifié à 15h18, le 18 juin 2014

Le document de l'UMP qui anticipe une victoire aux sénatoriales
le Sénat le 9 avril 2014 / Maxppp
Image Le Lab

Cyril Morin pour

DOCUMENT LAB - La large victoire de l'UMP aux municipales de mars a doublement plu aux cadres du parti. Si certaines mairies de grandes villes ont été gagnées, c'est aussi en prévision des sénatoriales de septembre 2014 que le parti se réjouissait. En effet, la moitié de l’hémicycle sera renouvelé et le Sénat devrait repasser à droite, après être passé à gauche en 2011, ce qui était historique. Malgré la structure du renouvellement pas si défavorable à la gauche, les comptes de l'UMP sont éclairants. Le Lab s'est procuré un document interne au parti, envoyé par le service des élections de l'UMP aux membres de la Commission National d'Investiture. 

>> Les prévisions de l'UMP

L'UMP répertorie dans ce document tous les département concernés par le renouvellement et analyse les chances du parti dans chaque cas. Alors que la droite n'a besoin que de sept nouveaux sièges pour devenir la nouvelle majorité, les prévisions UMP vont plus loin.

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Le graphique ci-dessus représente la classification faite par le parti sur les sièges susceptibles de changer de sénateur. Si la différence entre les sièges assurés d'être gagnés (4 sièges) et ceux assurés d'être perdus (6 sièges) est défavorable à l'UMP, le rapport de force s'inverse sur les sièges "potentiellement" gagnables (21 sièges pour la droite contre 3 pour la gauche) par le parti de droite.

Potentiellement car dans certains cas, ce sont les dissidences qui pourraient empêcher un changement de siège. C'est notamment le cas dans les Alpes Maritime ou Drôme. Le meilleur exemple reste celui du Doubs où le sénateur Jean-François Humbert n'est pas soutenu par l'UMP et pourrait faire dissidence. Voici un extrait isolé par le Lab évoquant le cas du Doubs:



>> Les nouvelles têtes et les transferts

Premier cas: celui de Dominique Estrosi-Sassone, ex-femme de Christian, conseillère municipale de Nice et conseillère générale des Alpes-Maritimes. Quelle que soit sa position sur la liste (débat entre 1ère et 2ème place), elle est assurée d'être élue sénatrice en septembre.

Si le transfert de François Baroin de l'Assemblée Nationale au Sénat a surpris, il n'est pas le seul député à changer d'assemblée. Michel Voisin, député de l'Ain depuis 2012, qui brigue la tête de liste du même département tout comme Alain Marc dans l'Aveyron.

>> La présidence du Sénat et du groupe UMP

Le document inclut évidemment les figures de l'UMP au Sénat, à savoir Jean-Pierre Raffarin, Gérard Larcher, ou encore Henri de Raincourt tous têtes de liste, avec en trame le poste de Président de la Haute-Assemblée, laissé libre par Jean-Pierre Bel.

Le poste de Président du groupe UMP au Sénat est également en jeu. Si Jean-Claude Gaudin, l'actuel détenteur du poste, ne s'est pas encore exprimé sur une nouvelle candidature, Roger Karoutchi s'est lui déclaré candidat le 18 juin. 

Voici le document dans son intégralité:

  3- Cni - Elections Senatoriales 2014 (Sen2014) by Cyrilmourinho








# BONUS TRACK

Le Lab s'est également procuré un mail montrant les coulisses des négociations en Gironde. Gérard César, sénateur depuis 2008, est proposée par la CNI comme tête de liste pour la 3ème circonscription de Gironde. Pourtant, Jean-Paul Garraud, ancien député UMP ne l'entend pas de cette oreille et souhaite être investi par le parti. Il le fait savoir dans cette note confidentielle qu'il a adressé au Conseil National d'Investiture du Parti, critiquant notamment l'âge de son concurrent:

G. César aura 80 ans cette année. [...] G.Cesar n'a aucune capacité de mobilisation des militants UMP dans le cadre des futures campagnes.


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