Quand Urvoas compare, mine de rien, Aubry à l'impératrice Cixi qui "gouvernait derrière le rideau"

Publié à 14h48, le 20 octobre 2014 , Modifié à 17h03, le 20 octobre 2014

Quand Urvoas compare, mine de rien, Aubry à l'impératrice Cixi qui "gouvernait derrière le rideau"
Martine Aubry et Jean-Jacques urvoas © Reuters - MaxPPP / Montage Le Lab

LES LEÇONS DE L'HISTOIRE - Étrange post de blog que celui de Jean-Jacques Urvoas, dimanche 19 octobre. Le député socialiste, président de la commission des Lois, y raconte avec force sous-entendus les manœuvres politiques de l'impératrice Cixi au début du XXe siècle en Chine. "En apparence absente du cœur politique de la Chine mais en permanence à la manœuvre pour peser sur l’orientation de l’empire", commence-t-il par la décrire, dans ce qui ne peut être vu autrement que comme une référence masquée à Martine Aubry.

L'ancienne première secrétaire du PS et candidate à la primaire socialiste de 2011 n'est jamais expressément nommée par Jean-Jacques Urvoas. Mais le timing de ce post - publié au lendemain d'une interview très remarquée de la maire de Lille, qui demande à nouveau une "réorientation de la politique économique" - autant que les détails de la "stratégie" de cette "femme de caractère dont l’influence était considérable au début du XXème siècle", ne laissent que peu de place au doute quant à la cible de l'élu du Finistère.

Voici ce qu'écrit ce proche de Manuel Valls :

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Elle exerçait un pouvoir notable au sein de la Cité Interdite. Alors que le pouvoir exercé par son fils l’Empereur Tongzhi, était fragile, elle s’appuya sur quelques princes pour défaire le comité de régence chargé de gouverner la Chine. Stratège et dotée d’une véritable capacité d’anticipation, elle parvint ainsi à force manœuvre à concentrer entre ses mains la réalité du pouvoir.



Mais comme une femme ne pouvait directement l’exercer, elle mit au point une forme de gouvernement par délégation. Assise derrière un rideau de soie jaune – couleur impériale – mais suffisamment opaque pour être dissimulée aux yeux des observateurs, elle dictait les réponses et rédigeait les ordres qui ensuite devenaient ceux du trône.

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Les "quelques princes" , ce "gouvernement par délégation", sont-ils ici les frondeurs du PS, pour lesquels Martine Aubry a pris fait et cause (et dont Jean-Jacques Urvoas juge la position "ridicule") ? Mystère.

Le président de la commission des Lois conclut par un rappel *subtil* de la communication de la maire de Lille, qui s'est longtemps refusée à évoquer publiquement la politique du gouvernement avant, depuis plusieurs semaines, de sortir progressivement de son silence :

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Pendant de nombreuses années, elle fut ainsi au cœur du pouvoir. Agissante mais invisible. Déterminée mais muette. Mais c'était il y a un siècle dans l'Empire du Milieu.

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Du rab sur le Lab

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