Quand Jean-Marie Le Pen attaque Manuel Valls sur ses origines espagnoles

Publié à 15h22, le 15 mars 2015 , Modifié à 15h26, le 15 mars 2015

Quand Jean-Marie Le Pen attaque Manuel Valls sur ses origines espagnoles
Jean-Marie Le Pen. © AFP

VIEILLE SOUCHE – Le ton ne cesse de monter entre Manuel Valls et le Front national. Et plus encore à une semaine du premier tour des élections départementales des 22 et 29 mars.

Après avoir déclaré revendiquer de stigmatiser Marine Le Pen et après une passe d’arme musclée à l’Assemblée nationale avec Marion Maréchal-Le Pen - qui le lui rend bien puisqu'elle exhorte ses troupes à "achever Manuel Valls" -, le Premier ministre est, ce dimanche 15 mars, la cible du grand-père et président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen.

Car Manuel Valls est en croisade contre le FN. Ce que n’accepte pas le fondateur du parti présidé aujourd’hui par Marine Le Pen de la part d’un homme né en Espagne, à Barcelone et naturalisé à 20 ans. Ainsi Jean-Marie Le Pen s’attaque aux origines du Premier ministre, qui a expliqué, vendredi 13 mars au Parisien magazine sa fierté d’être devenu Français.

Sur Europe 1 ce dimanche, Jean-Marie Le Pen lance :

Monsieur Valls est devenu français à l'âge de 20 ans, voilà ! Alors pour moi, qui suis de vieille souche morbihannaise, c'est un peu court pour recevoir des leçons d'un tel personnage.

C’est saillie lepéniste fait suite à la décision du maire de Béziers Robert Ménard, proche du FN, de donner à une rue le nom d'Hélie Denoix de Saint-Marc, un militaire qui avait pris part au putsch des généraux. Une décision du maire de Béziers fortement critiquée par le Parti socialiste qui dénonce "une atteinte à la République" et par Manuel Valls notamment. L'initiative de Robert Ménard avait suscité la réprobation du Premier ministre, qui avait jugé que "la nostalgie, et notamment la nostalgie de l'Algérie française, n'apportera(it) rien de bon".

Avant Manuel Valls, Jean-Marie Le Pen s'en était déjà pris aux origines étrangères d'un haut dirigeant socialiste. En l’occurrence, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale. dans son "journal de bord" du 30 janvier 2015, le patriarche frontiste déclarait :

 

Monsieur Bartolone, qui d'ailleurs n'a pas dû naître Français - il doit être né Tunisien, je crois, puisque c'était sous le protectorat - est quand même l'homme du parti de François Mitterrand, qui a été décoré de la Francisque, qui était l'ami de Bousquet.

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