Suivez le spectacle des questions au gouvernement du 5 novembre

Publié à 15h10, le 05 novembre 2014 , Modifié à 07h34, le 06 novembre 2014

Suivez le spectacle des questions au gouvernement du 5 novembre
© images France 3

QAG - Les députés se retrouvent comme chaque mercredi pour leur traditionnelle séance bi-hebdomadaire de questions au gouvernement. Le Lab vous propose ses morceaux choisis de cette séquence de la vie parlementaire.

#PORT DU VOILE



Alors que le député UMP Philippe Goujon réclame un durcissement des règles du port de signes religieux ostentatoires en milieu scolaire - il vise alors les mères voilées qui accompagnent les enfants en sortie scolaire - Najat Vallaud-Belkacem lui oppose une fin de non-recevoir. La ministre invoque la "non-stigmatisation" des familles et l'encouragement des "parents volontaires" :

Ce gouvernement veut resserrer le lien entre l'école et les familles. (...) Il faut travailler avec les familles telles qu'elles sont.

#LA PHRASE DU JOUR



Évoquant les "élus voyous" contre lesquels il propose de renforcer les peines d'inéligibilité, Olivier Falorni lance la métaphore du jour :

On chasse les loups non pas en criant avec eux mais en chassant les brebis galeuses.

#SILENCE



Une minute de silence a été respectée en hommage au soldat français Thomas Dupuy, mort au Mali. La veille, une minute de silence demandée par Cécile Duflot en hommage à Rémi Fraisse, mort lors du drame de Sivens, avait été refusée par Claude Bartolone au motif que seuls les membres de l'armée ou les otages pouvaient en bénéficier. Règle qui connait ses exceptions comme l'a expliqué le Lab ici.



Invité de France 3 quelques minutes avant la séance de QAG, le député UMP Bernard Debré souligne que Claude Bartolone "n'a pas dit la vérité" en refusant sa minute de silence à Cécile Duflot :

Le président n’a pas dit la vérité puisqu’il a dit que la minute de silence était réservée aux forces armées et aux otages. On a déjà eu des minutes de silence réservées à d’autres choses et en particulier à un jeune d’extrême gauche tué lors d’une rixe par un jeune d’extrême droite.

#INVITÉE SPÉCIALE

Une figure connue s'est glissée dans le public pouvant assister, sur invitation d'un député, aux questions au gouvernent : Geneviève de Fontenay, ancienne présidente du comité Miss France.



Petit problème, selon le règlement de l'Assemblée nationale, il est interdit de porter un chapeau dans l'hémicycle :

Pour être admis dans les tribunes, le public doit porter une tenue correcte. Il se tient assis, découvert et en silence.

[Edit 6 novembre] Interrogée par Le Scan, Geneviève de Fontenay a apparemment détesté ce moment. Elle a d'ailleurs décidé de quitter la séance avant la fin :

C'est un spectacle à l'image de ce qu'est la France aujourd'hui: un foutoir. Les députés sont sur leurs tablettes, ils regardent si on parle d'eux dans le Canard enchaîné... Je suis restée trois quarts d'heure et j'ai eu ma dose. Je suis partie.

Du rab sur le Lab

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