Amusé d'être "l'ennemi public n°1", Laurent Wauquiez se dépeint en "Jacques Mesrine de la politique"

Publié à 19h46, le 26 octobre 2017 , Modifié à 19h50, le 26 octobre 2017

Amusé d'être "l'ennemi public n°1", Laurent Wauquiez se dépeint en "Jacques Mesrine de la politique"
Jacques Mes... euh pardon, Laurent Wauquiez, ce bad boy © AFP
Image Etienne Baldit


PUBLIC ENEMY - Laurent Wauquiez va loin. Très loin. Et même plus loin que certains pourtant connus pour ne pas lésiner. Seth Gueko, par exemple. "On est les fils de Jack Mess", revendiquait le rappeur dans un morceau de 2008 et une référence à Jacques Mesrine, l'un des criminels les plus connus de l'histoire de France. Eh bien Laurent Wauquiez fait mieux : il se considère non pas comme un vulgaire et lointain héritier de l'ex-ennemi public numéro 1, mais comme une sorte d'équivalent du monde politique.

Alors non, on ne parle pas ici d'éventuels crimes qu'aurait commis Laurent Wauquiez, ni même d'un goût exagéré pour les déguisements (quoique...) ou les perruques (quoique bis...) et autres moustaches postiches. Mais bien de ce statut de "bad boy" qu'il aime tant. Beaucoup de gens critiquent et détestent le favori de l'élection pour la présidence de LR, c'est un fait. Et cela l'amuse beaucoup.

Dans un long article de Society consacré au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes publié vendredi 27 octobre, on trouve cette déclaration du probable futur patron de la droite :



Il y a vraiment des fois où je me dis que je suis l'ennemi public numéro 1, le Jacques Mesrine de la politique. Mais en politique, il y a une règle simple : toute personne qui monte devient la cible de tous ses copains.

"Il a l'air content" de cette punchline, précisent nos confrères.

Si tant de responsables politiques (à gauche bien sûr mais peut-être surtout à droite) s'en prennent à lui, c'est donc parce qu'il a du succès, selon lui. Mais certains de ses détracteurs nationaux ou locaux, dont un certain nombre s'expriment en off dans cet article de Society, seront sans doute tentés de reprendre à leur compte cette métaphore du gangster de la chose publique : ils y dénoncent pêle-mêle ses méthodes clientélistes avec les budgets de la région, ses manœuvres d'intimidation par SMS, ses méthodes managériales à la hache...

On notera tout de même que Laurent Wauquiez est une sorte d'artiste de la référence qui claque. Lui qui est si souvent accusé de flirter avec le Front national, parfois à coups de points Godwin des familles, avait ainsi juré de ne pas vouloir faire de "nuit des longs couteaux" chez Les Républicains s'il en était élu président. 

Dans Society ce vendredi, il explique "adhérer profondément à des idées développées" par des gens comme Finkielkraut" et "adorer Houellebecq" et ajoute : 

Le pire, c'est que je crois à ce que je dis.

Et c'est donc lui qui le dit.





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