Brice Hortefeux moque le choix de Jean-Pierre Chevènement pour présider la Fondation des œuvres de l’islam

Publié à 08h25, le 04 août 2016 , Modifié à 08h39, le 04 août 2016

Brice Hortefeux moque le choix de Jean-Pierre Chevènement pour présider la Fondation des œuvres de l’islam
Brice Hortefeux © RTL

Où un ancien ministre de l'Intérieur moque un autre ancien ministre de l'Intérieur. Cela se passe ce jeudi 4 août, sur RTL. Brice Hortefeux parle de Jean-Pierre Chevènement dont le nom a été avancé par François Hollande pour prendre la tête de la Fondation des œuvres de l’islam. Cette fondation, créée en 2005 par Dominique de Villepin, est aujourd'hui en sommeil mais d'aucuns souhaiteraient la voir prendre la place du Conseil français du culte musulman, dont la légitimité est contestée. "C'est une tâche difficile, mais à laquelle on ne peut se dérober" a d'ailleurs estimé auprès de l'AFP Jean-Pierre Chevènement.

Brice Hortefeux, lui, aimerait pourtant bien que l'ancien ministre se dérobe. Interrogé sur le sujet, ce proche de Nicolas Sarkozy voit en Jean-Pierre Chevènement "un homme respecté et d'expérience" mais qui, très honnêtement, n'y connaît vraiment rien en religion musulmane. L'eurodéputé LR le dit avec ses mots :

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Le choix est quand même surprenant car il est totalement étranger à la religion musulmane. C'est comme si pour la présidence de la conférence des évêques de France on faisait appel à un bouddhiste.

 

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Brice Hortefeux n'est pas le premier à remettre en question la légitimité de Jean-Pierre Chevènement pour diriger la Fondation des œuvres de l’islam. La sénatrice centriste Nathalie Goulet, qui avait rédigé un rapport sur le fonctionnement de l'islam en France, s'est demandé, sur Twitter, s'il n'y avait "pas de Français de confession musulmane à la hauteur" de ce poste.

Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, a pour sa part estimé, sur France Info, que "le bon profil, c’est d’abord quelqu’un de culture musulmane, qui ait une connaissance de la subtilité humaine de l’islam, quelqu’un de laïc, et peut-être le meilleur profil, ce serait une femme également".  

 

 

[BONUS TRACK] Sarkozy ce héros

Vous l'aviez sans doute oublié mais Nicolas Sarkozy a sauvé la démocratie en France, et même en Europe, et même dans le monde, selon Henri Guaino. Ça, c’était lorsqu'il était président. L'ancien chef de l'État n'a cependant pas ôté son costume de sauveur en même temps qu'il quittait l'Élysée, au contraire.

Selon Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy a également sauvé l'opposition politique. "Il porte depuis un an et demi le poids de la responsabilité de l'opposition sur ses épaules", débute l'ancien ministre de l'Intérieur. Il ajoute :

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L'opposition, qu'on soit sympathisant ou pas, on en a besoin dans une démocratie. Et s'il n'avait pas été là - je vous le dis d'ailleurs sans aucune réserve - s'il n'avait pas été là, l'opposition aurait éclaté.

 

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Brice Hortefeux rejoint donc Henri Guaino qui, en 2014, avant l'élection pour la présidence de l'UMP, estimait qu'une défaite de Nicolas Sarkozy serait un drame absolu. "C'est une catastrophe pour la démocratie, puisque ce sera une catastrophe pour l'opposition. Qu'est-ce qui restera s'il échoue ?" s'était interrogé le député sur Europe 1.

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