Dans une interview à "Rivarol", Jean-Marie Le Pen dézingue Florian Philippot et défend le Maréchal Pétain

Publié à 18h17, le 07 avril 2015 , Modifié à 19h40, le 07 avril 2015

Dans une interview à "Rivarol", Jean-Marie Le Pen dézingue Florian Philippot et défend le Maréchal Pétain
Jean-Marie Le Pen © BERTRAND LANGLOIS / AFP
Image Sylvain Chazot


Avant, Jean-Marie Le Pen répétait qu'il ne disait pas tout ce qu'il pense pour ne pas gêner sa présidente de fille. Oui, eh bien ça, c'était avant qu'il ne se prenne une volée de bois verts de la quasi-totalité du FN après avoir répété, sur BFMTV, que selon lui, les chambres à gaz sont "un détail" de la Seconde Guerre mondiale.

Du coup, Jean-Marie Le Pen se lâche un peu. Voire beaucoup. Énormément. Et ce ne sont pas les interrogations émanant de son propre parti sur la possibilité qu'il ne soit pas tête de liste en PACA aux régionales qui vont le calmer. Le président d'honneur du FN vient donc d'accorder une interview à la publication d'extrême droite Rivarol, publiée mercredi 8 avril mais dont des extraits ont déjà été diffusés ce mardi. Une interview relue et validée avant publication par Jean-Marie Le Pen. 

Ce dernier s'en prend notamment à Florian Philippot, le vice-président du FN. Il dit, comme le note les Inrocks :

Je crois que l’origine politique de certains actuels dirigeants du Front a plus d’importance que leur comportement personnel. Je pense à l’influence nocive d’un homme que je trouve pour ma part tout à fait détestable : Jean-Pierre Chevènement. Il a les apparences d’un patriote alors qu’il est au fond un marxiste. L’influence chevènementiste, si elle continue de s’exercer, est nuisible. Cette tournure d’esprit m’est totalement étrangère.

Allez hop. Déjà régulièrement énervé par la fibre gaulliste de Florian Philippot, Jean-Marie Le Pen attaque cette fois le passé chevènementiste du vice-président du FN. Mais, s'il ne disait que cela, la polémique ne serait pas si forte. Alors, celui qui est arrivé au deuxième tour de la présidentielle en 2002 décide de défendre… le maréchal Pétain. Il explique :

Je n’ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître. […] Je considère que l’on a été très sévère avec lui à la Libération.

Et Jean-Marie Le Pen de sous-entendre qu'il y a des pétainistes au FN – et qu'ils y ont d'ailleurs toute leur place "comme l’ont les défenseurs de l’Algérie française, mais aussi les gaullistes, les anciens communistes et tous les patriotes qui ont la France au cœur". Sur BFMTV le 2 avril, il avait déjà déclaré qu'il y avait, dans son parti, de"fervents pétainistes".

Jean-Marie Le Pen a confirmé auprès de l'AFP avoir tenu ses propos sur Pétain.



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