Député accusé d’agression sexuelle : Carvounas (PS) dénonce la réaction "timorée" de LREM "vis-à-vis de l’un des leurs"

Publié à 10h33, le 23 octobre 2017 , Modifié à 10h33, le 23 octobre 2017

Député accusé d’agression sexuelle : Carvounas (PS) dénonce la réaction "timorée" de LREM "vis-à-vis de l’un des leurs"
Luc Carvounas. © Capture d'écran LCI.
Image Sébastien Tronche


La parole se libère, les langues se délient et des exemples sordides de violences, de harcèlements, auxquels ont été et sont encore confrontées les femmes dans la sphère publique, sortent au grand jour. Vendredi 20 octobre, une ancienne assistante parlementaire portait plainte pour agression sexuelle contre le député de La République en marche, Christophe Arend, qui, lui, a porté plainte pour dénonciation calomnieuse.

Interrogé à ce sujet ce lundi 23 octobre, le socialiste ancien vallsiste Luc Carvounas s’est étonné de la réaction minimaliste du groupe parlementaire macroniste à l’Assemblée. Sur LCI, le député et membre de la direction nationale du PS a ainsi lancé :

Je trouve assez timorée la voix aujourd’hui de la majorité de la République en marche vis-à-vis de l’un des leurs.

Tout en reconnaissant la présomption d’innocence, Luc Carvounas a dit avoir été surpris que le groupe LREM ne prenne aucune sanction, même temporaire. "Le groupe LREM aurait au moins dû le suspendre plutôt que de faire une déclaration… Si les faits sont avérés, il devra démissionner de son poste", affirme l’élu du Val-de-Marne.

Vendredi, dans un communiqué de presse lapidaire, le groupe présidé par Richard Ferrand écrivait simplement ceci :

Les député.e.s du groupe “La République en Marche !” prennent acte des graves accusations portées à l’encontre du député Christophe Arend. Le député de la 6e circonscription de Moselle bénéficie de la présomption d’innocence. Il a déposé plainte ce jour pour dénonciation calomnieuse. Toute forme de violence et de harcèlement est intolérable. Il appartient à la justice et à elle seule de faire la lumière.

Invité de franceinfo ce lundi, Richard Ferrand a été contraint de revenir sur cette affaire qui touche son groupe. "Vous n’êtes pas policier et je ne suis pas juge", a commencé par dire l’ancien bref ministre d’Emmanuel Macron aux journalistes qui l’interrogeaient avant de développer :

Tout acte de cette nature mérite, lorsque il est avéré, une sanction exemplaire. Il n’y a pas de débat. Aujourd’hui, il y a des accusations graves et lui a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. Il faut que la police et la justice fassent toute la lumière dans les délais les plus brefs.

Personnellement, Richard Ferrand assure qu’il discutera avec Christophe Arend, mis en cause dans cette affaire et affirme que s’il avait connaissance ou s’il était témoin de cas de harcèlement, "il faudrait les dénoncer et faire punir les auteurs de ces faits".

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