VIDÉO - Marine Tondelier (EELV) parle de la "blacklist de mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques" à l'Assemblée

Publié à 07h50, le 23 octobre 2017 , Modifié à 10h26, le 23 octobre 2017

VIDÉO - Marine Tondelier (EELV) parle de la "blacklist de mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques" à l'Assemblée
Marine Tondelier © Capture d'écran France 2

Les langues continuent de se délier. Chaque jour voit son lot de révélations, d'illustrations, d'exemples sordides de violences, de harcèlements, auxquels ont été et sont encore confrontées les femmes dans la sphère publique.

Dimanche 22 octobre, interrogée par 19h le dimanche, sur France 2, c'est l'élue Europe-Écologie-Les Verts d'Hénin-Beaumont Marine Tondelier qui évoque les gestes inadmissibles, les attitudes inconvenantes, observés à l'Assemblée nationale durant les années où elle fut attachée parlementaire.

"Tous les jours, vous avez des remarques sur votre tenue vestimentaire, le maquillage que vous portez, sur le fait que vous êtes bien sympathique…", raconte-elle à France 2. Elle rapporte même les stratagèmes que devaient utiliser ses collègues pour éviter les ennuis :

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Il y a des noms de parlementaires qui circulaient entre collaboratrices, car on savait qu’il ne fallait pas prendre l’ascenseur avec eux. Il y avait un risque qu’ils vous collent une main aux fesses et qu’il y ait des histoires. […] Il y avait une blacklist des mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques. C’est une violence sexuelle.

 

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À voir ci-dessous en vidéo :

Marine Tondelier évoque notamment "un rapport de domination pouvant être exacerbé par la politique, qui est aussi un rapport de séduction". "Certains députés ont l’ivresse du pouvoir. D’avoir été élu donne plein de fougue. Et quand on est loin de son domicile pendant trois jours, monter à Paris, c’est un peu la fête dans la tête, genre ambiance colonie de vacances", ajoute l'élue écolo d'Hénin-Beaumont.

"Je n’ai pas envie de chercher d’excuses, de raisons. Il n’y a pas d’excuses à ce genre de comportements, surtout quand on écrit la Loi", conclut-elle avant d'espérer que la libération de la parole féminine sur ce sujet, notamment avec l'affaire Weinstein et le hashtag #balancetonporc, ne soit pas un feu de paille.

 

 

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