Florian Philippot répond aux insultes de Jean-Marie Le Pen : "je laisse les rageux rager"

Publié à 10h41, le 21 avril 2016 , Modifié à 11h25, le 21 avril 2016

Florian Philippot répond aux insultes de Jean-Marie Le Pen : "je laisse les rageux rager"
Florian Philippot © AFP

HATERS GONNA HATE - C'était il y a un peu plus d'un an : Jean-Marie Le Pen dérapait *un tout petit peu*sur l'antenne de BFMTV puis dans les colonnes du journal d'extrême droite Rivarol, en répétant que les chambres à gaz sont "un détail de l'histoire de la Seconde guerre mondiale" et en défendant le Maréchal Pétain. Débutait alors la guerre interne au Front national, qui aura mené à l'exclusion du "Menhir", avec comme point d'orgue cet affrontement par médias interposés entre le patriarche Le Pen et le n°2 du parti, Florian Philippot.

Le vice-président frontiste n'a jamais changé sa ligne de conduite face aux insultes de Jean-Marie Le Pen. Le fondateur du FN avait beau dénoncer "l'état d’esprit hétérophobe évident" de Florian Philippot et de son entourage, qu'il désigne sous le terme de "mignons", ou l'accuser d'être un agent double travaillant en secret pour Nicolas Sarkozy, le visé ne mouftait pas.

Invité ce jeudi 21 avril de France Culture, Florian Philippot évoque à nouveau ces insultes lancées à son encontre. Et, encore une fois, l'élu frontiste se défend en adaptant son langage. Il dit :

"

Moi je suis là pour faire des propositions politiques. Bah voilà... Il y a des gens qui sont un peu aigris, qui insultent, qui sont jaloux. Je laisse les rageux rager. Que les rageux ragent. C'est leur métier. Moi je ne rage pas.

 

"

Ce "les rageux ragent", traduisible en anglais par "haters gonna hate", est l'une des maximes des internets, une phrase répétée par les internautes face aux commentaires insultants et/ou réprobateurs de personnes n'ayant pas d'autre fonction numérique que de tout critiquer, partout, tout le temps. Ce sont les fameux "haters".

Que Florian Philippot utilise cette expression dans ce contexte précis n'a rien d'innocent. Le n°2 du FN se sert en effet d'une référence à la culture internet face aux élucubrations d'un homme qui a deux fois et demi son âge. Autrement dit, l'eurodéputé marque une nouvelle fois sa différence avec l'ancien FN, le vieux, le old et se présente comme le renouveau, le jeune, le new.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'élu frontiste se comporte ainsi. En août 2015, en pleine crise au Front national, le vice-président du parti avait répondu ainsi aux insultes de Jean-Marie Le Pen :

"

Il attaque comme il veut. Je répondrai en langage texto : LOL.

 

"

Après "LOL", voici donc venu le  temps des "rageux ragent". Florian Philippot ou ce gros geek qui s'ignore… 

Du rab sur le Lab

PlusPlus