La députée LREM Amélie de Montchalin interpelle son groupe sur ses 450 euros de frais de baby-sitting pour cause de séances de nuit

Publié à 18h27, le 09 novembre 2017 , Modifié à 18h27, le 09 novembre 2017

La députée LREM Amélie de Montchalin interpelle son groupe sur ses 450 euros de frais de baby-sitting pour cause de séances de nuit
© PATRICK KOVARIK / AFP
Image Aurélie Marcireau


Amélie de Montchalin est "whip" (chef de file dans l'ancien monde) de son groupe pour la commission des Finances. La jeune femme, élue dans l'Essonne, a donc été très présente à l'Assemblée pour les débats sur le projet de loi de Finances. Texte qui traditionnellement occupe les députés les trois premiers mois après la rentrée. Et cette présence a un coût. Le Point relate ce 9 novembre l'agacement de la députée. Lors de la réunion de son groupe le 7 novembre, elle a interpellé ses pairs. Elle a dit :

En octobre, avec toutes les séances de nuit du projet de loi de finances, j'ai eu 450 euros de garde d'enfants. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Y aura-t-il bientôt une crèche à l'Assemblée ou doit-on demander à se faire rembourser les frais de baby-sitting ? 

Normalement, les frais de garde peuvent être financés par l'IRFM (l'indemnité des parlementaires). C'est ce que pensait François Bayrou lors de la présentation de la loi sur la moralisation de la vie publique en juin quand il évoquait les fameuses notes de frais. Autre solution, du moins pour les élus franciliens, la prochaine installation d'une crèche au Palais-Bourbon. C'est le souhait du questeur Florian Bachelier. Une autre élue s'était inquiétée, dès juillet, des frais de garde. Clémentine Autain qui s'interrogeait dans les colonnes du Parisien : 

J’ai l’intention de mettre la question à l’ordre du jour du bureau de l’Assemblée. Je trouve étonnant et regrettable que le Palais-Bourbon, surtout au regard des horaires qui sont les nôtres, avec des séances de nuit notamment, n’ait pas prévu la prise en charge des modes de garde des enfants. C’est un enjeu d’égalité femmes-hommes.

La députée La France insoumise trouvait "étonnant et regrettable" que l’Assemblée nationale ne facilite pas la tâche des députés jeunes parents. Une critique visiblement partagée par sa collègue de LREM. 

Du rab sur le Lab

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