Laurent Wauquiez est "un fou" selon Éric Woerth, un homme "dangereux" d'après Luc Chatel

Publié à 13h50, le 01 septembre 2016 , Modifié à 13h50, le 01 septembre 2016

Laurent Wauquiez est "un fou" selon Éric Woerth, un homme "dangereux" d'après Luc Chatel
Laurent Wauquiez © AFP

Nicolas Sarkozy désormais officiellement candidat à la primaire de la droite, c'est Laurent Wauquiez qui tient les rênes du parti Les Républicains. Une promotion attendue même si le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes devrait tout de même penser à remercier Nathalie Kosciusko-Morizet. L'ancienne n°2 du parti aurait pu, si elle avait gardé pour elle ses ambitions présidentielles, occuper le poste de Laurent Wauquiez. C'est en tout cas l'avis de Nicolas Sarkozy, cité dans Le Point ce jeudi 1er septembre. "Elle a été ma porte-parole, numéro 2 du parti, et elle n'est même pas foutue de réunir les signatures de militants ? Elle serait restée bien tranquille, elle serait aujourd'hui présidente du parti !" tonne l'ancien chef de l'État.

NKM n'est pas "restée bien tranquille" et c'est donc Laurent Wauquiez qui dirige aujourd'hui LR. Une situation qui ne plaît pas à tout le monde. Celui que Jérôme Lavrilleux, ancien bras droit de Jean-François Copé, désignait comme "une raclure" suscite aussi les commentaires acerbes de certains membres de la direction du parti. Également cité par Le Point, Éric Woerth, secrétaire général de LR et donc deuxième tête de la direction du parti, lâche ainsi :

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C'est un fou ! Il est sans filtre, sans limite.

 

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Il n'est pas le seul à fustiger la personnalité de Laurent Wauquiez. Luc Chatel aussi fait part de son effroi de voir une telle personne diriger le premier parti d'opposition. Cité par l'hebdomadaire, le président du conseil national des Républicains dit :

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Quand il me parle, il me glace. Il a zéro conviction mais il bosse énormément, ce qui le rend d'autant plus dangereux.

 

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Si on résume, selon Éric Woerth et Luc Chatel, Laurent Wauquiez est un fou dangereux sans filtre, sans limite et sans conviction. Ce qui est plutôt rassurant.

Mais qu'a donc fait Laurent Wauquiez pour s'attirer de tels commentaires ? L'ambition de l'ancien maire du Puy-en-Velay, que d'aucuns voient concourir pour l'Élysée en 2022, est un élément à prendre en compte. Mais il y a aussi son attitude, cette manière de vouloir s'imposer comme chef coûte que coûte. On se souvient qu'en décembre 2014, celui qui était alors n°3 du parti avait fait mesurer son bureau de l'UMP pour s'assurer qu'il était de la même taille que celui de NKM

Avant même que Nicolas Sarkozy n'annonce sa candidature à la primaire, Laurent Wauquiez répétait que c'était lui qui, une fois l'ex-Président parti, prendrait la tête de LR. Éric Woerth avait alors profité d'un entretien à L'Est Républicain pour préciser que la présidence par intérim serait assurée par les membres (au pluriel) de la direction, et non par Laurent Wauquiez seul.

Dernièrement, c'est sur le titre même de son poste que Laurent Wauquiez s'est insurgé. L'élu LR n'apprécie pas trop de voir accolé à son poste de président de Les Républicains le terme "par intérim". Il l'a donc fait supprimer des communiqués officiels, précise Le Point. La preuve en image : 

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