L'énorme trolling de Le Maire contre Sarkozy en plein "Envoyé Spécial" sur Bygmalion

Publié à 11h09, le 30 septembre 2016 , Modifié à 11h13, le 30 septembre 2016

L'énorme trolling de Le Maire contre Sarkozy en plein "Envoyé Spécial" sur Bygmalion
Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire © Montage Le Lab via AFP
Image Etienne Baldit


Non content de se poser en personnification du "renouveau", Bruno Le Maire veut aussi apparaître comme le plus transparent de tous les candidats à la primaire. Ainsi le député de l'Eure fait-il figurer, sur son nouveau site internet, un compteur totalisant les dons et dépenses de sa campagne. En pleine résurgence de l'affaire Bygmalion et alors que Nicolas Sarkozy risque un renvoi en correctionnelle pour "financement illégal de campagne électorale", le message claque forcément.

Et l'ancien ministre de l'Agriculture a décidé d'être vraiment offensif sur ce front. Il a ainsi publiquement mis en avant cette "transparence" de ses comptes en plein Envoyé Spécial consacré à l'affaire Bygmalion, jeudi 29 septembre au soir. Alors que l'émission de France 2 revenait en long, en large et en travers sur ce système de fausses factures mis en place pendant la campagne de 2012, il a en effet tweeté un message dénué de toute innocence relatif à ses comptes "régulièrement mis à jour" et renvoyant vers son site :





Le hashtag dont est assorti ce tweet, #EnvoyéSpécial, se réfère très explicitement à l'ancien chef de l'État. Ce dernier, qui avait déjà très peu goûté le fait que la chaîne du service public diffuse son enquête, a dû apprécier cette attaque frontale de la part de l'un de ses rivaux.

Jusqu'ici évoqué en sourdine mis à part quelques saillies marquantes comme celles de François Fillon, le sujet Bygmalion semble s'inviter de plus en plus dans la campagne de la primaire. Jeudi, Jean-François Copé et Jérôme Lavrilleux se livraient à une très lourde charge contre Nicolas Sarkozy, dans les colonnes du Monde. "[Sarkozy] voudrait que vous l’élisiez pour ne pas aller au tribunal", accusait le député-maire de Meaux, tout en se montrant totalement convaincu par la thèse d'un financement libyen de la campagne 2007 de l'ex-Président.

Rappelons, à toutes fins utiles, que depuis des semaines tout ce petit monde jure ses grands dieux de tout faire pour éviter que cette compétition électorale ne tourne au "pugilat"...





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