Mathieu Darnaud (UMP) : "Etre de droite, c’est mettre l’homme au cœur de la société"

Publié à 15h25, le 09 août 2012 , Modifié à 16h39, le 09 août 2012

Mathieu Darnaud (UMP)  : "Etre de droite, c’est mettre l’homme au cœur de la société"
Mathieu Darnaud, avec Laurent Wauquiez, en 2012. (Maxppp)

Le Lab poursuit sa série consacrée aux jeunes politiques à suivre dans les prochaines années, à l’UMP et au PS. Neuvième volet, côté UMP, avec Mathieu Darnaud.

A 37 ans, il est secrétaire national de l’UMP chargé de la réindustrialisation et co-signataire d’une motion qu’il déposera au congrès de l’UMP, en novembre, Demain la droite, axée sur la jeunesse.

Maire et conseiller régional, il est favorable à un encadrement du cumul des mandats, plutôt qu'à leur interdiction. "Un mandat de député et de maire d'une commune de moins de 20.000 habitants ne sont pas incompatibles. Pour les parlementaires, il y voit un cercle vertueux, pour éviter les députés déconnectés, "hors-sol".

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  1. "Je suis d’essence gaulliste"

    • > Quel est votre parcours ?

    J’ai une maîtrise en Aménagement du territoire, obtenue à l’université de Grenoble. Je suis ensuite parti à Sciences Po Lyon, faire un DESS Management des collectivités territoriales, que j’ai obtenu en 1998.

    Jusqu’en 2002, j’ai été le collaborateur de Patrick Labaune, élu député de la Drôme cette année-là, moi-même élu député suppléant de Gérard Weber, dans l’Ardèche.

    En 2008, je suis élu maire de Guilherand-Granges (07), dans l’agglomération de Valence (26). En 2010, je suis élu conseiller régional de Rhône-Alpes. Et en 2011, je suis nommé par l’UMP secrétaire national en charge de la réindustrialisation. Je fais partie de ceux qui ont une circonscription très industrielle [l’Ardèche du Nord, ndlr], entre Annonay et Valence, durement touchée par la crise de 2008-2009. Cette année-là, j’ai remis un rapport à Jean-François Copé sur la thématique de la réindustralisation.

    • > Pourquoi avez-vous décidé de faire de la politique ?

    J’ai commencé à militer à l’université de Grenoble, par goût pour la chose publique. J’ai adhéré au RPR en 96, j’avais 21 ans. 

    J’ai prolongé mon engagement en me présentant à différentes élections.

    • > Avez-vous un mentor en politique ?

    Je suis d’essence gaulliste, marqué par plusieurs personnalités. De Gaulle, bien sûr, qui a toujours inspiré mon parcours politique. Je remarque d'ailleurs qu'on décrit cette inspiration comme passée alors qu'elle est résolument moderne. 

    Géographiquement, je suis proche de Laurent Wauquiez [député de la Haute-Loire, ndlr] et j’ai beaucoup apprécié de travailler avec Jean-François Copé.

    • > C’est quoi être de droite ?

     

    Pour être de droite, il faut qu’il y ait des gens de gauche. Etant gaulliste, la définition de la droite n’est pas figée. Il s’agit d’être pragmatique.

    Etre de droite, c’est mettre l’homme au cœur de la société, dans un esprit de responsabilité individuelle.

    Être de droite, aujourd’hui, fait appel à des notions différentes d'il y a 20 ans. On a besoin de travailler sur ces différentes questions : quelles relations avec le centre, comment la droite doit assurer certaines postures, etc.

    • > Quelle est votre présence numérique ?

     

    Je suis sur Facebook, j'ai un compte Twitter @mathdarnaud et j'ai un blog. Je m'occupe moi-même de la rédaction. 

    Je suis plutôt Twitter que Facebook, alors qu’à mes débuts sur les réseaux sociaux, c’était l’inverse. Je trouvais ça barbare, moi qui préfère les contacts humains. Et j'ai fini par y prendre goût.

    Facebook a un aspect très factuel : ce que je fais, où je suis, alors que Twitter est collé à l’actu, au temps réel. En outre, moi qui ai tendance à être prolixe, c’est un exercice constant de synthétisation.

    • > Où vous voyez-vous dans 15 ans ?

     

    Difficile d’imaginer une carrière politique à long terme. La politique c’est une question d’opportunité : être là au bon moment.

    Un engagement en politique c’est un engagement de tous les instants, particulièrement pour les mandats locaux.

    Je ne cache pas ma volonté de briguer un jour un mandat de député. Tout comme je ne cache pas pouvoir faire autre chose, changer, et replonger dans des secteurs d’activités que j’ai pu toucher du doigt, comme la formation.

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