Plus de réfugiés mais moins de migrants économiques : les conditions de NKM et Laurent Wauquiez

Publié à 08h57, le 09 septembre 2015 , Modifié à 09h17, le 09 septembre 2015

Plus de réfugiés mais moins de migrants économiques : les conditions de NKM et Laurent Wauquiez
© image AFP

ON FAIT UN DEAL ?  - Accueillir des réfugiés pourquoi pas, mais alors on y va mollo sur les migrants économiques. C'est peu ou prou l'argumentaire développé par certains membres de Les Républicains ce 9 septembre après l'annonce de la répartition de 120.000 réfugiés sur deux ans en Europe, dont 24.000 pour la France.

Invité de France Info, Laurent Wauquiez, député-maire du Puy-en-Velay et numéro 3 du parti, explique ainsi que sa commune est tout à fait prête à faire des efforts, mais pas sans contrepartie :

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On a une limite à notre capacité d’intégration. Si on fait plus sur les réfugiés politiques, je veux avoir la garantie que dans ma commune, j’aurai moins de migrants économiques cette année.

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Il souligne-là la différence entre les réfugiés - qui fuient un conflit armé, la persécution ou la violation de leurs droits dans leur pays d'origine - et les migrants éconmiques, qui sont à la recherche de meilleures conditions de vie sans menace directe dans leur pays d'origine.

Même raisonnement de la part de la numéro 2 du même parti, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui estime que le mot "priorité" a un sens et que, logiquement, donner la priorité aux uns signifie réduire la voilure pour les autres :

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Le droit d’asile est sans condition, si quelqu’un se noie, on lui tend la main. En revanche, si le droit d’asile est notre priorité – et je souhaite qu’il le soit - on en tire les conséquences, ça veut dire que nos autres voies d’immigration – les voies d’immigration ordinaires - ne sont pas prioritaires.



On restreint fortement sur l’immigration économique et on restreint les conditions du regroupement familial. On donne vraiment la priorité aux réfugiés. Les mots ont un sens, la priorité ça veut dire que les réfugiés passent d’abord.

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Dans le panel des réactions à droite, certains comme François Baroin et Xavier Bertrand ont expliqué qu'ils refuseraient catégoriquement d'accueillir davantage de réfugiés, pointant le manque de capacité de leurs communes. François Baroin, président de l'Association des maires de France, est cependant revenu sur cette déclaration en assurant que les communes accompagneraient "l'Etat dans cette mission".

D'autres encore souhaitent faire un "tri" entre les réfugiés, disant n'accepter que les réfugiés chrétiens au motif que les chrétiens d'Orient seraient "les plus persécutés". D'autres enfin assimilent les réfugiés non-chrétiens à de possibles terroristes en puissance. Des réactions condamnées par le ministre de l'Intérieur et par Manuel Valls.

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