Pourquoi Copé pourrait céder la place à Sarkozy

Publié à 17h26, le 24 octobre 2012 , Modifié à 17h40, le 24 octobre 2012

Pourquoi Copé pourrait céder la place à Sarkozy
Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé, le 14 juin 2008. (Reuters)

DEAL - Si Jean-François Copé joue autant la carte Nicolas Sarkozy dans la bataille pour la présidence de l’UMP, c’est parce qu’il a tout à y gagner. Et, révèle le Monde, c’est Brice Hortefeux qui lui a soufflé.

  1. "S’il revient, c’est que tu n’avais aucune chance"

    Il s’est déclaré sur un air de Sarkozy, lui a "emprunté" onze propositions in extenso et a vu son directeur de cabinet décoré par l’ancien chef de l’Etat. Si Jean-François Copé marche autant sur les pas de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il imagine que cet argument marketing lui sera bénéfique pour chiper la présidence de l’UMP à François Fillon.

    Le tout, sans arrière-pensée, en assurant qu’il se désistera si l’ancien patron décide de revenir dans la bataille. Le maire de Meaux vise toujours autant 2017 mais pense qu’il a tout à gagner à jouer cette carte là. 

    Dans son édition daté du jeudi 25 octobre, le Monde révèle que l’idée de mettre le paquet sur Sarkozy, l'assurant de son soutien indéfectible, revient à Brice Hortefeux, président de l’association des amis de Nicolas Sarkozy et récent soutien officiel de Jean-François Copé.

    Une stratégie soufflée à l’oreille du secrétaire général de l’UMP par l’ancien ministre de l’Intérieur, conscient de l’attachement encore présent des militants à l’égard de l’ancien président :

    Ton appétit pour la présidentielle de 2017 risque de faire peur aux militants qui sont encore très attachés à Nicolas. 

    Il faut que tu laisses entendre que tu lui laisseras la place s’il souhaite revenir. 

    Tu ne risques rien : s’il ne revient pas, tu peux y aller ; s’il revient, c’est que tu n’avais aucune chance.

    Cette stratégie a conforté l’équipe Copé dans ses convictions. Des convictions aussi forgées sur la cote de popularité toujours élevée de Nicolas Sarkozy. Un des plus proches conseillers du maire de Meaux explique ainsi au quotidien du soir :

    On a vu que ça passait très bien dans les meetings. Depuis, on met le paquet sur Sarko.

    L’article revient également dans le passé. Quand Jean-François Copé, alors patron des députés UMP, était le meilleur ennemi de Nicolas Sarkozy dans sa majorité. Le président ne voulait pas lui céder la tête du parti et espérait la laisser entre les mains de Xavier Bertrand.

    Mais les deux hommes ont fini par passer un accord "gagnant-gagnant", comme le relate Jean-François Copé lui-même :

    Avec la débâcle des régionales, il a eu envie de voir de nouvelles têtes.

    Je suis venu lui faire une offre de service : il me laissait reprendre le parti et je le remettais en marche pour la présidentielle.

    Avec le succès que l’on connait…

     

Du rab sur le Lab

PlusPlus