Régionales en Paca : finalement, Jean-Marie Le Pen n'écarte pas une éventuelle candidature

Publié à 17h18, le 20 juillet 2015 , Modifié à 17h43, le 20 juillet 2015

Régionales en Paca : finalement, Jean-Marie Le Pen n'écarte pas une éventuelle candidature
Jean-Marie Le Pen © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Image Etienne Baldit


NE JAMAIS DIRE JAMAIS - À l'origine, Jean-Marie Le Pen devait être la tête de liste du FN pour les régionales de décembre en Paca. Le fondateur du parti d'extrême droite estimait même être la "meilleur locomotive" pour sa formation dans cette région tant convoitée. Et puis... et puis il y eut la crise, politique et familiale, entre lui et Marine Le Pen. Depuis, il a cédé la place à Marion Maréchal - Le Pen. Et alors qu'il semblait avoir renoncé, le "Menhir" est en pleine réflexion pour savoir si, tout de même, il n'irait pas crânement jouer sa chance en dissidence face à sa petite-fille. 

C'est que des élus régionaux FN préparent déjà des listes dissidentes et veulent Jean-Marie Le Pen comme tête de file. Une éventualité que n'écarte pas le patriarche frontiste, lundi 20 juillet. À l'AFP, il explique :



Je ne suis pas seul, contrairement à ce que disent monsieur Philippot et madame Le Pen. Je ne prends pas de décision seul, je vois des amis, je les consulte, nous échangeons des idées, nous imaginons des perspectives pour arracher notre pays au sort qui lui est promis.

"Beaucoup de gens demandent [ma candidature], il y a même des listes qui se constituent, mais je n'ai pas pris de décision du tout dans cet axe-là", a-t-il nuancé, avant d'expliquer que son bras-de-fer judiciaire avec la direction du FN ne serait peut-être pas tout à fait étranger à cette intense réflexion et à ce changemlent d'avis :

Ce sont des situations qui évoluent en permanence. Il y a des décisions de justice, des réponses des uns et des autres. Nous sommes à quatre mois d'une élection...

Et de réaffirmer que sa candidature reste du domaine du possible : "Oui. Il faut voir comment vont réagir les gens de la direction". Son entrée en lice serait donc un sérieux ennui pour sa petite-fille, Marion Maréchal - Le Pen, dont il a récemment mis en doute la capacité à diriger la région. Auprès de l'AFP, Jean-Marie Le Pen se défend de lui avoir donné l'assurance qu'il la laisserait faire campagne sereinement :



Je n'ai fait aucune promesse. Elle est venue me voir il y a deux mois pour me demander si j'étais d'accord pour qu'elle soit candidate, si elle aurait les mains libres. J'ai dit : 'Un candidat tête de liste a les mains libres.' Mais la sagesse devrait la pousser à prendre conseil.


[BONUS TRACK] "Pathétique"

Au détour de cette interview, celui qui a fondé le FN en 1972 a également jugé "pathétique" la visite de Florian Philippot à Brigitte Bardot ce week-end.

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