Selon Florian Philippot, Jean-Marie Le Pen est un "vieux chanteur qui a du mal à partir"

Publié à 19h37, le 01 mai 2015 , Modifié à 10h43, le 02 mai 2015

Selon Florian Philippot, Jean-Marie Le Pen est un "vieux chanteur qui a du mal à partir"
Jean-Marie Le Pen lors du 1er mai 2014. © PIERRE ANDRIEU / AFP

JOUE-LA COMME DALIDA - Jean-Marie Le Pen aime le 1er mai. Sauf que cette année, l'ancien leader frontiste était privé de tribune à l'occasion de l'hommage rendu à Jeanne d'Arc par le parti d'extrême droite.

Qu’à cela ne tienne, le Menhir s'est quand même offert un dernier tour d'honneur, juste devant sa fille, en se tapant *un peu* l’incruste sur scène. Le temps de se faire acclamer et de lever les bras en signe de victoire. Sauf que ce show Le Pen n'a pas plu à tout le monde au Front national. 

Surtout à Florian Philippot, vice-président du parti frontiste et en conflit ouvert avec Jean-Marie Le Pen depuis quelque temps déjà. Invité sur Europe 1 en fin de journée du 1er mai, Florian - Marathonman - Philippot réagit à ce baroud d'honneur de Jean-Marie Le Pen en le comparant à un "vieux chanteur qui a du mal à partir". Il dit :

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Jean-Marie Le Pen ne sait plus faire que de la provocation de toute façon. C'est ça son problème. Ce n'est pas le même combat [que les Femen, ndlr] mais bon, là, pour le coup, il a fait de la provocation, comme d'habitude. C'est un peu un vieux chanteur qui a du mal à partir, qui veut faire un dernier tour de scène. 

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Une image sans doute empruntée à Gilbert Collard, le député Rassemblement bleu marine ayant pour sa part décrit "un vieil acteur shakespearien" qui n'arriverait pas "à voir que le rideau tombe".

Un "vieux chanteur" donc, qui jouera son avenir au Front national le 4 mai prochain lors d'un bureau exécutif du parti frontiste. Et à croire Florian Philippot, l'attitude de Jean-Marie Le Pen ne fait qu'aggraver la situation. Il explique :

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Lundi, son cas sera examiné. Il vient d'alourdir son dossier, c'est sûr. 

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Au Lab, on aime la musique. Au point de créer une playlist spéciale pour la crise du Front national. Mais cette fois-ci, c'est Dalida qu'on a envie d'invoquer en écho aux propos de Florian Philippot :



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