Trois jours après avoir été élu conseiller régional, Eric Woerth démissionne pour ne pas trop cumuler

Publié à 09h25, le 17 décembre 2015 , Modifié à 09h36, le 17 décembre 2015

Trois jours après avoir été élu conseiller régional, Eric Woerth démissionne pour ne pas trop cumuler
© AFP.

Il a fait campagne activement, puis, sur la liste de Xavier Bertrand, a été élu conseiller régional en Nord-Pas-de-Calais-Picardie contre Marine Le Pen. Un mandat qu’Eric Woerth n’aura gardé que quelques jours sans avoir eu le temps de l’exercer. Sitôt élu, le tout nouveau secrétaire général des Républicains chargé du projet, par ailleurs député et maire, a décidé de démissionner de ce mandat supplémentaire de conseiller régional.

"Ce n'était pas n’importe qui en face. C'était Marine Le Pen et je ne souhaitais pas qu'elle soit présidente. J'ai permis, avec les autres, l’élection de Xavier Bertrand, que j’ai aidé à élaborer un projet", commence par expliquer au Parisien, mercredi 16 décembre, l’ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy. Puis il poursuit, assurant qu’il s’agit d’une démission et non "d’un éloignement", laissant ainsi sa place à une colistière Modem :

Je suis venu pour tirer cette liste et lui donner un maximum de cohérence. Si l'on avait perdu, ou si la majorité avait été très tendue, les choses auraient pu se passer autrement. (…) Je me posais des questions, et je n’avais pas envie d’abandonner Chantilly. Je suis content d’avoir pu réunir des colistiers de cette qualité. Je les remercie eux et mes électeurs. C’est une démission, pas un éloignement. Fatima Massau (MoDem, 16e sur la liste) me remplace.

Ah la dure vie de cumulard et ses choix cornéliens. Mais en l’occurrence, déjà député de l’Oise et maire de Chantilly, Éric Woerth ne pouvait pas cumuler un troisième mandat exécutif. Qu’il soit local ou non. Ca faisait beaucoup pour un seul homme. D’autant plus qu’il vient d’être promu au grade de secrétaire général de Les Républicains chargé du projet au bénéfice d’un mini-remaniement interne au parti de Nicolas Sarkozy (et qui a vu NKM perdre sa place de numéro 2). Un boulot également bien chronophage. Et comme les journées ne font pas 35 heures. Il explique :

Désormais secrétaire général des Républicains, j’ai aussi pour mission de construire le projet du parti. Une lourde tâche m’attend. Etre vice-président au conseil régional représente quasiment un temps plein. Cela a beaucoup pesé dans ma décision.

Autre raison invoquée, son département, l’Oise, où il était tête de liste départementale LR, est "très bien représenté avec 15 élus". Tout va bien donc, si l’Oise est bien représentée.

A l’inverse, de nombreux élus régionaux, souvent futurs présidents de régions, ont préféré quant à eux lâcher leur mandat de parlementaire, comme Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Christian Estrosi ou Hervé Morin.

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