Un député LFI se voit signifier qu'"évidemment", aucun amendement sur la réforme du code du travail n'est accepté, article le plus lu de la semaine

Publié à 19h20, le 09 juillet 2017 , Modifié à 19h20, le 09 juillet 2017

Un député LFI se voit signifier qu'"évidemment", aucun amendement sur la réforme du code du travail n'est accepté, article le plus lu de la semaine
© Montage le Lab via AFP

#BESTOFHEBDO – Et voici venue l’heure, comme chaque week-end, de notre tant attendu Top Hebdo, le classement des articles les plus lus de la semaine sur le Lab. Cette semaine, c'est l'échange entre le député La France insoumise Adrien Quatennens et la présidente de la commission, Brigitte Bourguignon, en commission des Affaires sociales, où "évidemment", aucun amendement au projet de loi d'habilitation permettant de modifier le Code du travail n'est accepté par LREM. Mais ce n’est pas tout…

# 1 - Hey, what did you expect ?

Mercredi 5 juillet, la commission des Affaires sociales était réunie pour examiner les amendements présentés au projet de loi d'habilitation permettant de modifier le Code du travail par ordonnances. Une séance durant laquelle un seul amendement sur 120 a été accepté. Et encore, cet amendement émanait du rapporteur lui-même. Une situation qui amène le député LFI Adrien Quatennens à poser la question du "taux d'acceptation" des amendements : "0%. C'est bien ça ?". Et la présidente de la commission, la députée LREM Brigitte Bourguignon, de lui répondre : "Évidemment". Bonne ambi.

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# 2 - Le silence est d'or (pendant un temps)

Depuis sa défaite à la présidentielle, François Fillon est trèèès discret. Mais l’ancien Premier ministre, toujours mis en examen dans le cadre du "Penelope Gate" et qui cherche toujours "d’où est venu" l’affaire, est réapparu, lundi 3 juillet au soir à Paris pour un petit pot avec ses soutiens de la première heure. Devant ces soutiens, il a confié : "Mon silence ne sera pas éternel. Le moment venu, j’écrirai ce que j’ai sur le cœur." Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

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# 3 - Je vous demande de vous arrêter

Emmanuel Macron aimerait bien qu'on arrête de chercher des poux judiciaires dans la tête de ses ministres. Ainsi, durant son discours devant le Congrès à Versailles lundi 3 juillet, Emmanuel Macron a évoqué l'un des premiers et principaux chantiers de son mandat : la loi "pour la confiance dans notre vie démocratique", ex-loi de moralisation de la vie politique. Et le chef de l'Etat adresse ce message : "La loi du gouvernement sera votée, je n'en doute pas. Mais après qu'elle l'aura été, j'appelle à la retenue. J'appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d’innocence, avec cette chasse à l'homme". Le tout sans mentionner les journalistes.

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# 4 - Faites du bruiiiiiit

Pendant le discours de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe, mardi 4 juillet, celui-ci s'est vu interrompre par les applaudissements des députés LREM. L'un d'entre eux, Dimitri Houbron, a confié mercredi 5 juillet avoir reçu des consignes en ce sens de la part de Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement : "Il nous a dit qu’on avait été un peu timides, lundi, à Versailles. Et qu’il ne fallait pas hésiter à nous exprimer pendant le discours." Une chose est sûre, les consignes ont été respectées : les députés "en marche" ont applaudi 55 fois en 1h05 de discours.

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# 5 - Homophobe, moi ?

Emmanuelle Ménard, députée de l'Hérault, a été accusée d'homophobie pour avoir expliqué que, selon elle, un enfant élevé par un couple homosexuel aura plus de "difficultés dès le départ". Alors, lorsqu'elle est interrogée le 5 juillet à ce sujet, la parlementaire se défend : "Je ne me sens absolument pas homophobe. Je ne pense pas avoir de propos homophobes. Je pense qu'il faut revenir à la nature, tout simplement, à mère Nature qui depuis une éternité, depuis le début de l'Humanité, a fait en sorte que pour faire un enfant, il faut une mère et un père, il faut un homme et une femme." Voilà, voilà.

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