VIDÉO – Croyant son micro éteint, la présidente de la commission des lois dézingue ses collègues LREM

Publié à 15h12, le 19 juillet 2017 , Modifié à 18h42, le 20 juillet 2017

VIDÉO – Croyant son micro éteint, la présidente de la commission des lois dézingue ses collègues LREM
© Captures d'écran Assemblée nationale
Image Sylvain Chazot


L'examen du projet de moralisation de la vie publique se poursuit à l'Assemblée nationale. La commission des lois se transforme en un impressionnant spectacle au cours duquel certains députés font part de tous leurs désarrois face à cette volonté de moraliser la vie publique. Et qu'est-ce que c'est que ces notes de frais que je vais devoir faire ? Et pourquoi on veut m'obliger à aller manger au McDo ? Et sinon, la réserve ministérielle ? Bref, l'examen de la loi n'est pas franchement reposant...

Le craquage est donc possible. Et c'est exactement ce qu'il se passe ce mercredi 19 juillet, en fin de séance de la commission des lois. Le vice-président de la commission Stéphane Mazart suspend les travaux et invite ses collègues à revenir pour 16h30, ce mercredi. Les députés se lèvent. Stéphane Mazart souffle ostensiblement dans ce qui apparaît comme l'expression de son énervement. Sa présidente, Yaël Braun-Pivet, se penche alors vers lui et parle crûment. Problème. Le micro de Stéphane Mazart est toujours ouvert. Du coup, on entend parfaitement ce que dit Yaël Braun-Pivet :

Attends, on a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue. Naïma, elle fait ce qu'elle peut. Et on a un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré.

Un instant isolé par le Lab à voir ci-dessous en vidéo :





Précisons que la "responsable de texte" évoquée par Yaël Braun-Pivet est Paula Forteza, députée de la deuxième circonscription des Français de l'étranger. C'est elle qui, visiblement, se comporte "comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue". Quant à "Naïma", il s'agit a priori de Naïma Moutchou, députée LREM du Val d'Oise.

La séance a été pour le moins mouvementée. Comme l'a noté LCP, le "verrou de Bercy" a été réinstauré d'une courte voix. Le monopole du ministre du Budget sur les poursuites judiciaires en matière de fraude fiscale avait été supprimé par le Sénat, contre l'avis du gouvernement.

On aura beau dire, l'ambiance est un peu plus détendue lorsque la présidente de la commission des lois annonce à tout le monde les résultats de son fils au baccalauréat.

Du rab sur le Lab

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