Affaire Morelle : Marie-Noelle Lienemann juge plus inquiétante l’histoire du cireur de chaussure que le conflit d’intérêt supposé

Publié à 10h55, le 21 avril 2014 , Modifié à 11h15, le 21 avril 2014

Affaire Morelle : Marie-Noelle Lienemann juge plus inquiétante l’histoire du cireur de chaussure que le conflit d’intérêt supposé
Marie-Noëlle Lienemann. (Capture d'écran i>Télé)

Conseiller politique de François Hollande, Aquilino Morelle a été contraint de démissionner de son poste à l’Elysée, suite à l’enquête de Mediapart sur ses supposés conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique.

Mais plus que le conflit d’intérêt supposé, c’est l’histoire du cireur de chaussure qui choque la sénatrice socialiste, membre de l’aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann.

Invitée de i>Télé ce lundi 21 avril, Marie-Noëlle Lienemann, qui rappelle que le conflit d’intérêt supposé d’Aquilino Morelle date de 2007, bien avant qu’il ne travaille aux côtés de François Hollande à l’Elysée, trouve cette histoire de cireur de chaussure "beaucoup plus inquiétant".

Et d’expliquer pourquoi :

C’est beaucoup plus inquiétant parce que quelque part, soit des gens l’ont vu et n’ont pas voulu le dire et qu’il y a un climat d’omerta, soit des gens l’ont vu et ça ne les a pas choqué, ce qui est encore pire…

Pour la sénatrice PS, le "vrai enjeu" révélé par cette affaire est celle du rapport entretenu par des conseillers et collaborateurs de politiques avec l’argent :

En réalité, on a là un vrai enjeu : le rapport de la haute-fonction publique, des conseillers, avec l’argent, avec le luxe, avec cette espèce de fascination pour les plus privilégiés.

Et de souhaiter que le personnel politique soit beaucoup plus regardant sur l’éthique de ses conseillers. "République exemplaire" oblige. "Il faut que dans le monde politique, on soit d’une extrême rigueur sur le comportement de nos collaborateurs ou des personnes qu’on voit autour de nous", lance-t-elle ainsi.

Une mise en garde que ne renierait pas Christian Eckert, tout nouveau secrétaire d’Etat au Budget, qui a senti, en l’espace d’une semaine au gouvernement, les risques de perte de notion du réel. "Il faut s’accoutumer sans s’habituer (…) et que cela ne doit pas nous faire cultiver un quelconque sentiment de supériorité !" écrit l’ancien rapporteur général du Budget sur son blog.

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