Alliance Parti socialiste/EELV : Claude Bartolone veut un candidat unique à la présidentielle de 2017

Publié à 15h15, le 09 mars 2014 , Modifié à 09h13, le 10 mars 2014

Alliance Parti socialiste/EELV : Claude Bartolone veut un candidat unique à la présidentielle de 2017
Claude Bartolone, Président de l'Assemblée nationale, avait invité le Sénateur EELV Jean-Vincent Placé lors de son passage au Grand Rendez-Vous d'Europe1. (Capture d'écran i>Télé)

LUNE DE MIEL - Quel est le rapport entre un président de l'Assemblée nationale (socialiste) et le patron du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Sénat ? Réponse : ils étaient dans le même studio de radio dimanche matin.

Invité du Grand Rendez-vous Europe1/Le Monde/i>Télé, Claude Bartolone a beaucoup insisté sur la nécessité d'avoir une majorité rassemblée. A tel point que les journalistes qui l'interrogeaient ont fini par lui demander s'il était influencé par la présence, dans le studio, du sénateur EELV Jean-Vincent Placé.

En fait, c'est à l'invitation de Claude Bartolone que l'élu de l'Essonne était présent. Ce dont il a d'ailleurs été remercié :

J'ai souhaité que Jean-Vincent Placé soit la, je le lui ai demandé, il a accepté et je l'en remercie.

Il n'est pas rare que les hommes politiques viennent accompagnés sur les différents plateaux de télévision ou de radio. Le 10 octobre dernier, Le Lab avait par exemple dressé la liste de toutes les personnes qui étaient venues accompagner Jean-François Copé sur le plateau de l'émission Des Paroles et Des Actes, sur France 2.

Il est plus inhabituel, en revanche, que le responsable politique en question s'en fasse l'écho au cours de l'interview. C'est que Claude Bartolone a un message à faire passer. Si Jean-Vincent Placé était présent dimanche matin sur Europe 1, c'est que Claude Bartolone "croit en cette alliance EELV/Parti socialiste". Depuis bientôt deux ans que la majorité est au pouvoir, cette alliance entériné par un accord de gouvernement en novembre 2011 a pourtant connu quelques tensions. Parfois, d'ailleurs, nourries par Jean-Vincent Placé, comme lorsque, en juin 2013, il se disait "consterné" par un gouvernement qui compte pourtant deux représentants de son propre parti.

Mais depuis, le sénateur a promis de moins critiquer le gouvernement, et de faire plus de travail de fond. Et, malgré les sujets de discorde - notamment la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, cher à Jean-Marc Ayrault et auquel les écologistes sont opposés -, Claude Bartolone veut croire à un rassemblement jusqu'en 2017 :

Je vais être encore plus clair, je souhaiterais que l'on soit même en mesure d'avoir le même candidat a la prochaine élection présidentielle. Parce qu'un bon moyen d'éviter tout 21 avril, c'est d'arriver rassemblés.

Pour ce faire, estime le président de l'Assemblée nationale dont le nom revient fréquemment pour succéder à Jean-Marc Ayrault à Matignon, il faudra travailler avec les écologistes, notamment sur la question de la transition écologique :

Je suis sur cette vision tactique, je veux qu'idéologiquement nous puissions travailler, notamment sur la transition écologique, avec Europe Ecologie-Les Verts.

Une collaboration renforcée entre les deux partis, sur le champ des idées ? Il pourrait s'agir d'un bon moyen pour Jean-Vincent Placé de se mettre en valeur. Et de répondre à ses détracteurs qui, comme Pascal Durand d'EELV, estimaient fin décembre que, pour lui, le pouvoir "est plus important que les idées".

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