Gentillesse d'Hidalgo à NKM : "Moi je n'ai pas besoin qu'on m'octroie une liberté de parole, je la prends"

Publié à 15h13, le 06 décembre 2014 , Modifié à 15h15, le 06 décembre 2014

Gentillesse d'Hidalgo à NKM : "Moi je n'ai pas besoin qu'on m'octroie une liberté de parole, je la prends"
Anne Hidalgo © REUTERS/Philippe Wojazer

ÇA MANGE PAS DE PAIN - L'inimitié entre Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet est de notoriété publique. Depuis leur affrontement pour la mairie de Paris, elles ratent rarement une occasion de s'égratigner, souvent par médias interposés. Cela s'est une nouvelle fois produit samedi 6 novembre, alors qu'Anne Hidalgo était invitée de France 3 Ile-de-France

La maire PS de la capitale était interrogée sur ses positions régulièrement divergentes de celles de l'exécutif, sur le travail du dimanche ou encore l'organisation des JO. Serait-elle une frondeuse ? L'élue préfère mettre en avant sa "liberté de parole", glissant au passage un joli petit scud à NKM :

Moi je n'ai pas besoin qu'on m'octroie une liberté de parole. Je la prends en tant que maire de Paris et je l'exerce. Je suis une sociale-démocrate assumée et très libérale sur les questions de société. Ça c'est mon marquage politique constant depuis des années et des années. 

Ces deux premières phrases sont une référence directe aux arguments mis en avant par sa rivale pour bien faire comprendre à tout le monde qu'elle était la "numéro 2" de l'UMP. Ses proches ont en effet été autorisés à communiquer auprès de l'AFP sur sa nomination au poste de vice-présidente, assortie d'une "totale liberté de parole".

Ou comment, alors qu'on vous questionne sur vos désaccords avec votre famille politique, faire diversion en raillant le besoin très voyant de votre adversaire d'exprimer les siens vis-à-vis de son nouveau chef. 

Du rab sur le Lab

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